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Le zonage à Sept-Îles empêche l'ouverture d'une maison de répit

Jacques Bourgeois se tient debout dans la cuisine de la maison de répit qu'il prévoyait ouvrir.

Jacques Bourgeois a dû renoncer à son projet d'ouvrir une maison de répit notamment en raison des coûts administratifs liés au changement de zonage.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Le résident de Sept-Îles Jacques Bourgeois dénonce la lourdeur des réglementations qui encadrent l'ouverture des maisons de répit après avoir dû renoncer à son projet d'accueillir les personnes vivant avec l'autisme.

C’est son propre petit-fils atteint d'autisme qui avait inspiré M. Bourgeois à acheter une résidence, en août dernier, pour la convertir en maison de répit.

L'objectif était d’y accueillir, pour des séjours de 24 à 48 heures, des enfants et des adultes vivant avec l’autisme.

Mais depuis, il se bute à plusieurs restrictions, notamment en ce qui a trait aux assurances et aux règlements de zonage municipal.

Les assurances, ça joue entre 5000 et 6000 $. Le changement de zonage, en partant, c'était 2000 $ et plus, tout dépendamment des restrictions à changer, explique Jacques Bourgeois.

Plutôt que d'offrir un service de répit, il se contentera d'offrir du gardiennage, qui serait moins réglementé selon lui.

Une maison brune.

M. Bourgeois avait acheté cette propriété de Sept-Îles en août dernier afin de la convertir en maison de répit.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Une situation que déplore l’organisme Autisme Côte-Nord, qui estime que les services de gardiennage ne suffisent pas toujours et que les ressources sont peu nombreuses dans la région.

La coordinatrice de l’organisme, Hélène Gosselin, explique qu’une maison de répit est nécessaire pour permettre aux proches aidants de se reposer.

Y en a qui vont avoir besoin de huit heures et ça va être correct pour eux. Mais il y en a qui auraient besoin de 24 ou 48 heures au moins, pour avoir une nuit de repos et pouvoir se ressourcer aussi là!, dénonce la coordonnatrice d’Autisme Côte-Nord, Hélène Gosselin.

Une question de zonage

À la Ville de Sept-Îles, on déplore que Jacques Bourgeois n'ait pas tenu compte du règlement de zonage avant d'entreprendre son projet de maison de répit.

Le maire estime cependant que le promoteur aurait pu poursuivre ses discussions avec la municipalité, afin d'arriver à un terrain d'entente.

Lorsque la Ville se retrouve devant un fait accompli, c'est toujours pas mal plus compliqué que lorsqu'on vient nous voir en commençant le projet! Et les frais de zonage, ça existe pour tout le monde et c'est normal qu'il y ait des frais à ça. Il y a de l'administration derrière ça, il y a de l'adoption de règlement, il y a bien des choses, explique le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier.

Le maire rappelle cependant que des ressources existent pour aider financièrement les promoteurs de tels projets auprès de la MRC de Sept-Rivières, notamment.

Avec les informations de Marc-Antoine Mageau

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