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Presque pas de cas de grippe jusqu'ici cette année, selon Santé Canada

Une injection imminente.

Une vaccination contre la grippe.

Photo : Radio-Canada / Jeff McIntosh

Les campagnes massives de vaccination et les consignes de distanciation physique à travers le Canada contribuent à atténuer la saison grippale de façon spectaculaire.

À cette même période l’an dernier, 724 cas de grippe avaient été confirmés.

Jusqu’ici, il y en a eu 23 cette année, dont 4 lors de la dernière semaine analysée par Santé Canada.

L’influenza est vraiment à la traîne pour l’instant, résume la Dre Brenda Coleman, professeure associée au Département d’épidémiologie de l’Université de Toronto.

De nombreux experts de la santé craignaient qu'une vague automnale de COVID-19 non seulement soit pire que la première vague du printemps, mais qu'elle survienne juste au moment où les infections de la grippe saisonnière commenceraient à se propager, rendant impossible pour les hôpitaux de suivre le rythme.

La COVID-19 se révèle en effet pire cet automne, avec près de 2600 personnes à l'hôpital, dont environ un cinquième aux soins intensifs, selon les chiffres compilés par Radio-Canada.

La grippe, cependant, est sortie du portrait.

Au cours de la troisième semaine de novembre, aucun territoire ou province n'avait d’hospitalisation à cause de la grippe, contre 106 au même moment l’an dernier.

Un taux de positivité exceptionnellement bas

Malgré les moyens sans précédent accordés à la surveillance de l’évolution de la COVID-19 au pays, les tests de dépistage de la grippe ont plus que doublé par rapport à la moyenne des six dernières années.

Le pourcentage de tests de laboratoire positifs pour la grippe est demeuré à des niveaux exceptionnellement bas, indique le rapport hebdomadaire de surveillance de l’influenza de l'Agence de la santé publique du Canada.

L’organisme gouvernemental affirme ainsi que, jusqu’à maintenant, cette saison, il y a eu peu ou pas d’activité grippale au Canada.

Effet rebond de la lutte contre la COVID-19

Bien que le pic épidémiologique se situe habituellement aux alentours de la fin de l’année, la faiblesse de ce début de saison grippal est attribuable à la lutte contre le nouveau coronavirus.

Les mesures de santé publique prises pour empêcher la propagation de la COVID-19 semblent avoir eu un impact sur la circulation de la grippe et d’autres virus respiratoires, résume Santé Canada, dans un courriel à Radio-Canada.

Il y a deux raisons à cela, selon la Dre Coleman.

Tout d’abord, dit-elle, nous faisons notre éloignement social en portant nos masques et en faisant attention à rester à la maison lorsque nous ne nous sentons pas bien.

Une illustration montre les 2 mètres de distance à maintenir entre deux personnages, devant des drapeaux du Canada.

Une affiche au centre-ville d'Ottawa rappelle les mesures de distanciation physique.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

La deuxième explication provient du succès de la campagne de vaccination contre l’influenza à travers le Canada. Des pénuries de vaccins ont même été observées en Ontario, qui affirme pourtant avoir fourni un million de doses de plus qu’à pareille date l’an dernier.

Nous semblons tout simplement faire un très bon travail de contrôle [de la grippe] en raison de nos actions essayant de contrôler la propagation de la COVID-19, précise Brenda Coleman.

Cela va non seulement aider les hôpitaux à mieux gérer la pandémie, mais aussi entraîner moins de décès parmi les Canadiens : lors d’une année moyenne, la grippe tue environ 3500 personnes au pays.

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