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Le vaccin contre la COVID-19 un peu mieux accueilli en Atlantique

C’est la région qui se montre la plus favorable au vaccin au pays, à égalité avec la Colombie-Britannique.

Des fioles de vaccins posées sur une table.

Le Canada a placé des commandes pour recevoir sept types de vaccins différents.

Photo : Getty Images

Rose St-Pierre

En Atlantique, 67 % des résidents sont prêts à recevoir leur dose du vaccin contre la COVID-19, comparativement à 64 % des Canadiens selon un sondage Ipsos/Radio-Canada.

Ces résultats reflètent la confiance des résidents de l'Atlantique pour les autorités de la santé publique et leur gouvernement, selon la professeure en gestion des services de la santé, Claire Johnson.

Depuis le début de la pandémie, les gens dans les provinces de l'Atlantique ont suivi les recommandations de la santé publique même si elles ont été plus sévères ici qu'ailleurs au pays, explique la professeure à l’Université de Moncton.

C’est aussi en Atlantique où les parents sont les plus enclins à faire vacciner leur enfant avec seulement 10 % de réponses négatives, contrairement à 21 % au Québec et 19 % en Alberta.

Des inquiétudes persistent

Comme ailleurs au pays, un peu plus du tiers des répondants des provinces de l’est disent vouloir se faire vacciner rapidement, alors que la majorité préfère attendre (56 %).

C’est une particularité de ce vaccin, explique le professeur Daniel Weinstock, directeur de l’Institut de recherche sur les politiques sociales et de santé de l’Université McGill. Il a été produit en un temps record, on peut comprendre qu’une tranche de la population est plus hésitante.

Une réponse qui n’inquiète pas la professeure en gestion des services de la santé à l’Université de Moncton, Claire Johnson. On sait que du point de vue de l'immunité collective, le plus vite, le mieux. Cela étant dit, on ne sera pas en mesure de vacciner tout le monde en même temps.

Les résidents de l’Atlantique sont inquiets des effets secondaires et des risques associés à ce vaccin, mais un peu moins que la moyenne canadienne à 68 % contre 71 % pour le reste du pays.

Ils croient néanmoins qu’il est impossible de vaincre le virus sans vaccin à 74 %, un résultat légèrement plus élevé que la moyenne nationale, avec 72 %.

Les médias sociaux, populaires en Atlantique

L’Atlantique fait partie des régions où on consulte le moins les grands médias (51 %), avec l’Alberta (50 %) et la Saskatchewan (53 %). En comparaison, le Québec est à 57 %.

C’est aussi en Atlantique où on se fie davantage aux médias sociaux (24 %), avec la Saskatchewan (24 %) et l’Alberta (25 %). En comparaison, le Québec est à 15 %.

L'Atlantique est une région qui a gardé un caractère encore très communautaire et les médias sociaux c’est faire une communauté virtuelle, suggère la professeure en information-communication à l’Université de Moncton, Marie-Linda Lord.

Mais ce sont les gens qui ne s'informent pas qui doutent davantage du vaccin. C’est pire de ne pas s’informer, plutôt que de s’informer sur les réseaux sociaux.

La professeure croit que ces indicateurs pourront orienter les gouvernements dans leurs campagnes de vaccination. Ces résultats-là sont précieux pour les gens qui vont préparer des axes de communication et pouvoir répondre aux inquiétudes, aux préoccupations de la population, croit Marie-Linda Lord.

Méthodologie

Le sondage d’Ipsos a été mené sur le web, du 20 au 25 novembre 2020.

Un échantillon de 3001 Canadiens âgés de 18 ans et plus a été sondé à travers le pays. Des suréchantillonnages ont été réalisés en Ontario, au Québec, en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba et dans les provinces de l’Atlantique.

Afin que l’échantillonnage soit représentatif de l’ensemble de la population canadienne, une pondération a été appliquée en fonction de l’âge, du sexe, de la région et du niveau d’éducation des participants.

Les résultats sont précis à plus ou moins 2,0 points de pourcentage (19 fois sur 20) de ce qu’ils auraient été si tous les Canadiens avaient pris part au sondage.

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