•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’impact sur les gratte-ciel sous-estimé advenant un séisme à Vancouver

Des gratte-ciel de Vancouver.

Les immeubles construits en suivant les codes du bâtiment antérieur à 1980 risquent plus de subir des dommages sérieux, voire de s’effondrer, advenant un séisme de magnitude 9.0.

Photo : Radio-Canada / Benoit Ferradini

Radio-Canada

Les gratte-ciel de la région de Vancouver seront plus secoués que prévu advenant un tremblement de terre de magnitude 9,0, souligne l’étude d’une équipe de scientifiques de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Selon les chercheurs, le calcul de l’aléa sismique du Canada ne prend pas en compte le fait que la région de Vancouver se situe sur le bassin sédimentaire de Georgie, ni comment ce bassin de sédiments peut amplifier les ondes sismiques.

Par conséquent, nous avons sous-estimé les risques de tremblement de terre de magnitude 9,0 pour la région de Vancouver durant une longue période, dit le chercheur responsable de l’étude, Carlos Molina Hutt, dans un communiqué.

Le bassin de Georgie se compose de plusieurs couches de sédiments glaciaires et de rivières au-dessus de sédiments rocheux. Selon le chercheur, les secousses sont amplifiées par la différence entre ces sédiments plus mous et la dureté de la roche qui les entourent.

Les simulations par ordinateur effectuées dans le cadre de l’étude ont également démontré que l’amplification des secousses est d’autant plus grande que le bassin de Georgie est profond.

Richmond et Delta seront les plus touchées, suivies de Surrey, de New Westminster, de Burnaby, de Vancouver et de North Vancouver, explique Carlos Molina Hutt. Les régions qui se trouvent tout juste à l’extérieur du bassin seraient moins touchées en cas de tremblement de terre.

Selon le chercheur de l’UBC, également professeur en ingénierie structurale et sismique, les plus grands gratte-ciel sont également les plus à risques.

L'étude s'est, entre autres, penchée sur l'impact d'un séisme de magnitude 9,0 sur les grands bâtiments construits avec des murs de cisaillement. Il y en a plus de 3000 dans la grande région de Vancouver.

Les chercheurs ont établi que les immeubles construits en suivant les codes du bâtiment en place dans les années 1980 ou avant risquent plus de subir des dommages sérieux, voire de s’effondrer, assure Carlos Molina Hutt.

Lorsque nous construisons une structure, nous avons simplement besoin de respecter les codes du bâtiment en vigueur cette année-là. S’il y a des changements à ces règles de construction, nous n’avons pas besoin de revenir en arrière pour corriger les constructions, dit-il.

Les juridictions devraient chercher à mieux comprendre les risques de tremblements de terre, dit-il, et élaborer des stratégies pour réduire ces risques.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !