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Enquête sur les soins de longue durée : l'Ontario nuit aux travaux, dit la Commission

La ministre ontarienne des Soins de longue durée, Merrilee Fullerton, lors du point de presse quotidien de la province.

La ministre ontarienne des Soins de longue durée, Merrilee Fullerton, lors d'un des points de presse quotidiens de la province.

Photo : The Canadian Press / Nathan Denette

Le gouvernement Ford nuit aux travaux de la Commission d'enquête indépendante sur les soins de longue durée parce qu'il n'a toujours pas soumis des dizaines de milliers de documents pourtant demandés depuis des mois par les commissaires.

Selon un porte-parole de la Commission d'enquête, celle-ci attend toujours de nombreux documents qui détaillent les raisons pour lesquelles des décisions ont été prises par la province en préparation et en réponse à la pandémie de COVID-19.

Le porte-parole de la Commission souligne que ces documents sont déjà disponibles parce que la vérificatrice générale en a de son côté obtenu une partie pour la publication de son rapport peu reluisant sur la gestion de la COVID-19 par la province.

Ce retard considérable dans la production des documents nuit à l’exécution du mandat de la Commission.

Un porte-parole de la Commission

La ministre des Soins de longue durée, Merrilee Fullerton, réfute les allégations de la Commission et parle plutôt d'un malentendu. Nous collaborons et coopérons, mais parfois, les canaux de communication peuvent ne pas être aussi fluides qu'on le souhaite.

L'attachée de presse de Doug Ford, Ivana Yelich, a aussi réagi sur Twitter en disant que depuis le lancement de la Commission en juillet, le gouvernement a partagé près de 50 000 documents, dont 5000 depuis fin octobre. Nos fonctionnaires travaillent sans relâche pour donner aux commissaires ce dont ils ont besoin pour remettre leur rapport final d'ici avril 2021.

De nombreux doublons parmi les documents envoyés

Le porte-parole de la Commission d'enquête a toutefois rétorqué à la porte-parole du premier ministre Ford, dans un courriel à Radio-Canada, que plus de 30 000 de ces documents étaient des doublons ou des avis de publication future de documents.

Il ajoute que la Commission a été informée que les retards sont causés par des problèmes de privilège légal liés aux documents. À l'opposé d'une enquête publique, le gouvernement se réserve le droit, dans le cadre d'une commission d'enquête, de refuser de partager des documents pour des raisons liées à la confidentialité du cabinet.

Quelles informations est-ce que la province a peur de partager avec la Commission? a lancé le député de Timiskaming-Cochrane John Vanthof en période de questions mardi.

Les partis d'oppositions déplorent depuis le début que la Commission n'a pas de dents.

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