•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trudeau défend l'approche budgétaire de son gouvernement

Le premier ministre canadien confirme que l'énoncé économique de la ministre Freeland fera l'objet d'un vote de confiance aux Communes.

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau durant son point de presse le 1er décembre 2020.

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau durant son point de presse le 1er décembre 2020.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Justin Trudeau défend les orientations présentées la veille par sa ministre des Finances Chrystia Freeland en plaidant que son gouvernement n'a pas à choisir entre la santé des Canadiens et la santé financière du pays.

Le premier ministre canadien répondait ainsi aux attaques du chef conservateur, Erin O'Toole, qui soutient que son gouvernement en panique brûle de l'argent pour cacher son incompétence.

Selon M. Trudeau, le gouvernement a plutôt raison de vouloir maintenir tout un train de mesures financières pour aider les familles, les travailleurs et les étudiants, entre autres, à passer au travers de la crise de la COVID-19, quitte à gonfler le déficit et la dette du pays.

Les gens paient à peu près 19 % en intérêts sur leur carte de crédit. Nous, on ne voulait pas que les gens en mettent plus sur leur carte de crédit et s’endettent encore plus, a-t-il plaidé en conférence de presse devant sa résidence officielle de Rideau Cottage.

Alors en tant que gouvernement fédéral, on a choisi d’emprunter de l’argent pour envoyer ça aux Canadiens. Parce que nous, on emprunte à quasiment 0 % ces jours-ci. [...] Le gouvernement fédéral a pris la décision d'être là pour les familles, les petites entreprises, et ceux qui ont enfants.

Selon lui, le Canada est ainsi en meilleure position pour passer à travers la pandémie que de nombreux autres pays.

On a compris qu’il n’y avait pas de choix à faire entre la santé des gens et la santé financière, que pour avoir les deux en même temps, il fallait qu’on investisse. Je comprends que le Parti conservateur n'aurait pas fait ça.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le premier ministre a poursuivi son attaque contre les conservateurs en arguant que le gouvernement de Stephen Harper avait fait erreur en retirant des mesures de soutien trop rapidement après la crise financière de 2008-2009. On ne va pas faire ça, a-t-il assuré.

Il a défendu plus précisément la bonification de l'Allocation canadienne aux enfants pour les parents d'enfants de moins de 6 ans en soutenant que ces derniers ont davantage besoin d'argent que ceux dont les enfants fréquentent les écoles.

M. Trudeau a par ailleurs annoncé que l'énoncé économique fera l'objet d'un vote de confiance à la Chambre des communes, en indiquant qu'il n'entrevoyait pas de problème quant à son adoption. Selon lui, chacun des partis peut y trouver des mesures qu'il peut appuyer.

J'ai raisonnablement confiance qu'aucun des partis d'opposition ne veut d'une élection maintenant. Nous n'en voulons certainement pas une. Nous voulons offrir aux Canadiens le soutien dont ils ont besoin.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Le premier ministre a aussi justifié le fait que l'énoncé économique ne laisse pas entrevoir de majoration du Transfert canadien en santé (TSC), comme le réclament les premiers ministres des provinces, en soulignant que les discussions à ce sujet se mettront en branle le 10 décembre.

Maintenant, vous allez comprendre que notre priorité, c'est d’aider les Canadiens à passer à travers cette crise-ci. [...] Évidemment, il va y avoir des conversations sur ce qui se passera après, et on va entamer ces conversations la semaine prochaine, a-t-il laissé tomber.

On n'allait pas annoncer dans cet énoncé économique des investissements récurrents à long terme quand notre emphase et la priorité doivent être sur le contexte actuel, a-t-il ajouté plus tard.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !