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Maude Jacques prend sa retraite à moins d'un an des Jeux paralympiques

Elle tient un ballon de basket dans sa main droite.

Maude Jacques

Photo : Basketball Canada

À moins d’un an des Jeux paralympiques de Tokyo, Maude Jacques a décidé de prendre sa retraite du basketball en fauteuil roulant.

La pandémie et les incertitudes qu’elle amène l'ont incitée à tourner la page pour entreprendre sa deuxième carrière.

C’est à l’approche du premier camp début mars que la décision a été prise.

C’est là que j’ai réalisé que ça ne me tentait vraiment pas, confie-t-elle.

Si le premier camp après six mois ne me tente pas, ça va être une année de misère.

J’en ai parlé beaucoup avec ma mère. J’avais peur que, dans l’avenir, j’allais regretter d’être partie un an avant la fin.

En prenant du recul, je me suis rendu compte que si je continue, dans le futur, je vais avoir plus de regrets d’avoir continué, parce que ça ne m’apporte plus autant de plaisir.

Détentrice d’une maîtrise en travail social de l’Université de l’Alabama, Maude Jacques s’est retrouvée dans la région de Québec depuis le confinement du printemps.

Quand les Jeux ont été officiellement remis à l’an prochain, les questionnements ont commencé.

Elle était décidée à prendre sa retraite après les Jeux de Tokyo.

Comme je savais que je n’allais pas continuer pour Paris 2024, je me suis juste dit que ça ne me tentait pas de passer une autre année pour me faire dire à la fin, qu’on ne peut pas y aller.

Il y a tellement de choses incertaines qui se passent présentement. Où vais-je vivre? Quel sera mon travail? Où vais-je m’installer? Est-ce que je vends ma maison là-bas [en Alabama]?

Il y a tellement de choses, alors que le basket dans ma tête, c’était tellement clair. O.K., je peux prendre la décision.

C’est la seule décision que je peux prendre. Je me suis dit : "Je vais tasser ça et, comme ça, je n’aurai plus besoin d’en tenir compte."

Maintenant, je me concentre sur les autres décisions que j’ai à prendre.

Une carrière bien remplie

Maude Jacques a connu une belle carrière avec les équipes du Québec et du Canada.

Ne comptez cependant pas sur elle pour vous raconter les matchs ou vous dire les pointages. L’expérience et l’ambiance des grands championnats alimenteront ses souvenirs beaucoup plus que les matchs eux-mêmes.

Les événements multisports auront été particulièrement marquants.

Mes Jeux du Canada en 2007. Le premier tournoi majeur auquel j’ai participé quand j’avais 14 ans, dit-elle. C’était malade! On était dans un village, comme aux Jeux paralympiques. On allait voir d’autres sports.

C’est le fait saillant avant l’équipe nationale. C’est encore un de mes tournois favoris. C’était avec tous mes amis.

Ensuite, ce serait les Paralympiques de Londres. La cérémonie d’ouverture… C’était wow! C’était tellement gros…

Le palmarès de Maude Jacques :

  • Médaille d’or aux Jeux parapanaméricains en 2019
  • Championnat de la NCAA avec le Crimson Tide d’Alabama en 2019
  • Médaille d’or aux Championnats du monde en 2014
  • Équipe d’étoiles des Championnats du monde des moins de 25 ans en 2015
  • Jeux paralympiques de Londres en 2012
  • Médaille d’or aux Jeux du Canada en 2007 et 2011
  • Médaille d’or aux Championnats canadiens juniors en 2010

La suite au Québec ou en Alabama?

Maude Jacques est établie en Alabama depuis 2012. Elle y possède une maison depuis six ans.

Si cet État n'a pas les attraits de la Californie, il a au moins l'avantage d'être suffisamment au sud pour permettre de garder les roues sur le bitume à longueur d'année, ce qui facilite l'indépendance d'une personne à mobilité réduite, contrairement aux bancs de neige de l'hiver québécois.

Elle était convaincue de s’y établir pour de bon. Mais son confinement forcé depuis le printemps et le retour à proximité de ses parents et amis ont ébranlé cette conviction.

J’ai réalisé que j’aime vraiment ça aussi au Québec, dit-elle.

Quand elle a annoncé sa retraite sur les médias sociaux, elle a déclaré qu’elle avait des plans, mais de ne pas lui demander ce qu’ils étaient.

On la sent ambivalente.

Elle aimerait œuvrer en travail social auprès des enfants. Mais si elle veut travailler au Québec dans son domaine, Maude Jacques doit s’attaquer à la tâche de faire reconnaître son diplôme.

Elle a aussi des projets aux États-Unis.

Elle agissait comme bénévole dans un refuge pour animaux en Alabama. L’organisme prend de l’expansion, et il pourrait y avoir de l’emploi pour une spécialiste du travail social. De nombreux projets voient le jour en zoothérapie en collaboration avec des travailleurs sociaux, notamment avec des enfants.

Bref, rien n’est tout à fait décidé. Sauf la retraite du basket.

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