•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un événement « super-contaminateur » responsable de l'éclosion à Saint-Jean

Le Nouveau-Brunswick signale 7 nouveaux cas de COVID-19 mardi, mais voit son total de cas actifs diminuer.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell, le 25 novembre 2020.

La médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, la Dre Jennifer Russell.

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Radio-Canada

Les enquêtes de la santé publique au Nouveau-Brunswick ont permis de déterminer que près de 80 % des cas actifs de COVID-19 de la région de Saint-Jean sont liés à un seul événement « super-contaminateur ».

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Un porteur du virus asymptomatique aurait contaminé 34 personnes lors d'un événement qui se serait déroulé à deux endroits lors d'une même soirée. Vingt-six autres personnes auraient ensuite été contaminées de manière indirecte.

Nous ne voulons pas jeter le blâme sur personne, mais c'est une expérience de laquelle on peut apprendre, a déclaré la médecin hygiéniste en chef de la province, Jennifer Russell, en point de presse, mardi.

Ce cas démontre à quel point il est difficile de déterminer la source d'une éclosion et renforce l'importance de porter un masque en tout temps.

Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick

Il y a maintenant 72 cas actifs dans la région de Saint-Jean, soit quatre de plus que lundi. Trois autres cas ont aussi été signalés dans la région de Fredericton mardi.

Exposition potentielle à Saint-Jean

  • Le gastropub Cask and Kettle, le 17 novembre de 20 h et 20 h 45;
  • Le pub Churchill’s, le 20 novembre de 20 h 30 à 22 h;
  • La microbrasserie Picaroons, le 21 novembre de 14 h à 16 h;
  • Le restaurant Thandi, le 21 novembre de 19 h 30 à 21 h.

Selon le dernier décompte, 116 personnes sont actuellement porteuses du coronavirus et près de 2000 personnes sont en isolement préventif.

Un effet domino dans le système de santé

La hausse des contaminations met une pression énorme sur le Réseau de santé Horizon.

Depuis une semaine, en moyenne, une centaine de travailleurs de la santé du réseau sont en isolement.

Lorsque de nombreux médecins ou de nombreuses infirmières sont placés en isolement, cela représente des centaines de patients qui ne peuvent pas être traités. C'est ce qu'on observe actuellement chez Horizon.

Entrée de l'Hôpital de Moncton

Le Réseau de santé Horizon est déjà sous tension.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hugues

Des rendez-vous prévus au cours des prochaines semaines ont d'ailleurs déjà été annulés.

Selon le réseau de santé, chaque jour, cela fait en sorte qu'une douzaine de patients ne pourront pas obtenir tous les soins nécessaires ou ne pourront pas être vus.

Si on prend l'exemple d'une clinique où 10 employés devraient s'isoler pendant deux semaines, cela signifie qu'environ 1200 patients subissent les contrecoups, prévient le réseau.

L'isolement d'un seul travailleur de la santé peut avoir un impact sur les soins aux patients. Cet impact est encore plus important lorsque de nombreux employés doivent s'absenter.

L'isolement d'un seul travailleur de la santé peut avoir un impact sur les soins aux patients. Cet impact est encore plus important lorsque de nombreux employés doivent s'absenter.

Photo : Radio-Canada

Transmission communautaire à Moncton

À l'heure actuelle, deux cas signalés en novembre dans la région de Moncton ont été classés comme des cas de transmission communautaire.

Ces deux cas, au même titre que les sept nouveaux signalés mardi, font toujours l'objet d'enquêtes. La santé publique a toutefois bon espoir de réussir à identifier la source de contagion.

La transmission communautaire est relativement rare, indique le gouvernement, en rappelant les leçons tirées après le travail de traçage de contacts à Campbellton.

Jusqu'à maintenant, près de 97 % de cas confirmés de COVID-19 ont été élucidés dans la province.

Pas d'assouplissement en vue pour les trois zones orange

La région de Saint-Jean est passée en phase orange le 21 novembre à la suite de cette éclosion, qui a touché plus de 70 personnes.

Même si tous les cas ont pu être faire l'objet d'un suivi, il est encore trop tôt pour déterminer quand un retour à la phase jaune pourra être envisagé.

Les mesures sont en place pour une période de 14 jours, rappelle la Dre Russell.

Moncton est passée à l'orange pour la deuxième fois le 20 novembre, suivie de Saint-Jean le 21 novembre, puis de Fredericton le 26 novembre.

Les trois régions du sud du Nouveau-Brunswick sont en phase orange.

Les trois régions du sud du Nouveau-Brunswick sont en phase orange.

Photo : Radio-Canada

Les gens de ces régions doivent notamment limiter leurs contacts à une bulle d'un seul ménage, qui peut être élargie pour inclure une personne seule ayant besoin de soutien.

De plus, les activités parascolaires sont limitées aux entraînements et aux exercices d’apprentissage au sein d’une même équipe.

Le cap des 500 cas franchi

La province a franchi lundi le cap des 500 cas confirmés de COVID-19 depuis le début de la pandémie, a souligné la Dre Jennifer Russell.

Nous aurions eu davantage de chagrin, de maladies et de décès sans les efforts inlassables déployés par les gens du Nouveau-Brunswick afin de respecter les conseils de santé publique pour ralentir la propagation de ce virus, a insisté la Dre Russell.

Il s’agit, selon elle, d’un nombre beaucoup plus faible qu’appréhendé initialement. Rappelons-nous qu’en avril, la province prévoyait plus de 500 morts liées au virus, dans son scénario le plus optimiste.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !