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Le grand dilemme des Fêtes dans les milieux de vie pour aînés

Le premier ministre se donne jusqu'au 11 décembre pour prendre une décision sur les rassemblements à Noël.

Deux femmes, de dos, entrent dans une résidence. On voit des décorations de Noël à l'extérieur.

Plusieurs résidences ont trouvé de nouvelles façons pour célébrer Noël, tout en protégeant les résidents.

Photo : Radio-Canada

Il y a près de deux semaines, l’annonce du gouvernement Legault concernant les célébrations des Fêtes était perçue comme une bouffée d’air frais. En ce début décembre, certaines craintes ont toutefois pris le dessus, notamment dans les milieux de vie pour personnes âgées.

À la résidence Sainte-Hénédine, en Chaudière-Appalaches, la décision est déjà prise. D'habitude, on invitait des gens le 25 décembre pour célébrer à la résidence, mais cette année, ce sera avec nos résidents, en distanciation, et nos employés, explique la directrice, Suzanne Côté.

Là où elle a moins de contrôle, pour le moment, c'est sur les sorties accordées durant le temps des Fêtes aux résidents. Le dilemme est fort pour les résidents. Ils voudraient voir leurs proches, mais ils ne veulent pas apporter la maladie dans leur résidence.

Plan rapproché de Suzanne Côté, avec un masque et des lunettes de protection

Suzanne Côté, directrice de la résidence Sainte-Hénédine, dans Chaudière-Appalaches

Photo : Radio-Canada

À moins de changements, les Québécois pourront se rassembler à deux reprises du 24 au 27 décembre, incluant les aînés, en respectant les consignes sanitaires.

Par contre, on ne va pas dans la bonne direction, a prévenu le premier ministre François Legault, mardi. Son gouvernement annoncera le 11 décembre si le plan proposé pour le temps des Fêtes est maintenu ou non.

Plusieurs scénarios

Au Regroupement québécois des résidences pour aînés, on craint aussi que les visites à Noël apportent leur lot de complications dans les milieux de vie.

C’est aussi un grand dilemme, d’après Yves Desjardins, président-directeur général du regroupement. Il n’y a pas de solution idéale qui va plaire à tout le monde. Il faut protéger, mais il ne faut pas couper leur liberté.

Il y a plusieurs scénarios. On voit des familles qui veulent accueillir leurs grands-parents, d’autres qui veulent venir en visite à la résidence. De l’autre côté, il y a tout ce risque d’avoir une éclosion. Il faut protéger aussi les aînés et les travailleurs qui sont au front depuis le début, soutient-il.

Ce sera un Noël peut-être un peu triste, mais au moins, on va rester en vie.

Une citation de :Yves Desjardins du Regroupement québécois des résidences pour aînés
Plan rapproché de Marco Parent, à l'extérieur, le jour.

Marco Parent, propriétaire de la résidence des Peupliers

Photo : Radio-Canada

Pour protéger ses résidents, le propriétaire de la résidence des Peupliers, à Saint-Lambert-de-Lauzon, a décidé qu'il n'y aura pas de visite à l'intérieur de la résidence à Noël.

Malheureusement, on ne peut pas permettre aux gens de rentrer en trop grande quantité. On va pouvoir, si la météo est clémente, faire des visites à l'extérieur. On ne peut pas se permettre que nos gens soient contaminés, indique Marco Parent.

Concernant les rassemblements dans les familles du 24 au 27 décembre, il souhaite une réponse claire de la part gouvernement, parce que les risques d'éclosion sont bien réels, d'après lui.

C’est très risqué

À l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées, c’est tout comme si on marchait sur des oeufs.

C’est exceptionnel, c'est une situation exceptionnelle. Ça ne veut pas dire de ne pas se voir. On peut fêter Noël, mais d’une autre manière, exprime la présidente, Judith Gagnon.

Plan rapproché de Judith Gagnon, elle porte un masque.

Judith Gagnon, présidente de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées

Photo : Radio-Canada

Cette dernière ne veut pas prendre la décision pour qui que ce soit, mais il est clair que selon elle, c’est très risqué de voir les aînés durant les Fêtes. Et s’il arrive quelque chose. Imaginez la culpabilité, l'impact… tout ça pour une fête de Noël.

Avec la collaboration de Guylaine Bussière et La Presse canadienne

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