•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Chiarelli serait congédié dans n’importe quel autre milieu de travail, dit Stephen Blais

Le candidat libéral Stephen Blais.

Le député Stephen Blais souhaite un processus permettant de révoquer Rick Chiarelli de ses fonctions.

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Radio-Canada

À la lumière des rapports « choquants et horribles » du commissaire à l’intégrité sur les allégations d’inconduite visant le conseiller Rick Chiarelli, un député de la région ajoute sa voix au nombre grandissant de personnes appelant à un processus permettant la révocation de ses fonctions.

Dans n’importe quel autre milieu de travail, une personne qui harcèlerait et abuserait d’employés et de collègues de travail de cette façon perdrait son travail, perdrait son titre [et] perdrait sa position d’autorité, a dit le député provincial d’Orléans, Stephen Blais, lundi après-midi.

Le gouvernement doit donner les moyens aux municipalités de protéger leurs employés et de freiner ce type d’abus de pouvoir.

Stephen Blais, député provincial d’Orléans

Il est temps que le gouvernement donne l’exemple, agisse et fasse savoir que les élus ne seront pas traités différemment des autres employés du gouvernement, a-t-il ajouté.

Deux rapports distincts ont révélé que M. Chiarelli a enfreint le code de conduite des conseillers lorsqu’il traitait avec des demandeurs d’emploi et des membres du personnel en adoptant un comportement choquant.

Appels à la démission de Rick Chiarelli

Le conseil municipal a adopté les sanctions les plus sévères autorisées, soit la suspension de son salaire pendant 15 mois ou 180 jours pour chacune des 5 plaintes formelles contre lui.

Mais plusieurs estiment que les sanctions ne vont pas assez loin dans ce cas. Les femmes impliquées dans l’enquête, de même que le conseil municipal d’Ottawa, réclament des modifications à la Loi sur les municipalités pour permettre la révocation d’un conseiller en cas de faute grave.

M. Blais, qui était conseiller du quartier d’Orléans avant de remporter l’élection partielle provinciale en février, souligne qu’un système doit être mis en place pour empêcher les élus d’abuser de la confiance et de l’autorité qui leur sont conférées et, si nécessaire, les démettre de leurs fonctions pour avoir enfreint cette confiance.

Rick Chiarelli est assis à une table devant un ordinateur portatif dans la salle du conseil municipal d'Ottawa.

Le conseiller Rick Chiarelli au conseil municipal d'Ottawa (archives)

Photo : CBC / Giacomo Panico

Dans une déclaration publique écrite en octobre 2019, M. Chiarelli a nié toutes les accusations. Ce dernier conteste devant le tribunal la compétence du commissaire à l’intégrité dans cette affaire, et une audience préliminaire est prévue pour la mi-janvier.

La semaine dernière, le conseil a également appelé le conseiller à démissionner immédiatement, mais M. Chiarelli a déclaré dans un communiqué qu’il n’avait pas l’intention de le faire.

Alors que le ministre des Affaires municipales et du Logement de l’Ontario, Steve Clark, a lui aussi demandé la démission de Rick Chiarelli, il a déclaré dans un communiqué que le ministère n’envisageait pas de modifications à la loi pour le moment.

Avec les informations de Joanne Chianello

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !