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Déficit et risques de cyberattaques en N.-É., dit le vérificateur général

Un homme avec des lunettes vêtu d'un complet gris devant un mur jaune.

Terry Spicer, vérificateur général par intérim de la Nouvelle-Écosse.

Photo :  CBC / Robert Short

François Pierre Dufault

La pandémie de COVID-19 a porté un dur coup aux finances de la Nouvelle-Écosse et a fait augmenter les risques pour la cybersécurité en raison du télétravail, conclut le vérificateur général par intérim de la province, Terry Spicer, dans son plus récent rapport.

D'entrée de jeu, le surveillant des comptes publics à Halifax indique que le déficit prévu pour l'exercice financier 2020-2021 s'élève à 853 millions de dollars, alors que le gouvernement libéral de Stephen McNeil prévoyait un surplus de 55 millions de dollars dans son plus récent budget, adopté quelques jours seulement avant le déclenchement de l'état d'urgence sanitaire, en mars dernier.

C'est un revirement de près de un milliard de dollars, note Terry Spicer.

La dette nette de la province devrait quant à elle augmenter de 1,2 milliard de dollars pour atteindre près de 17 milliards de dollars à la fin de l'exercice financier en cours.

Dans son rapport d'information (Nouvelle fenêtre), déposé mardi, le vérificateur général de la Nouvelle-Écosse ne fait aucun commentaire sur les décisions, les choix politiques ou l'efficacité de l'intervention du gouvernement McNeil face à la pandémie.

Il souligne néanmoins que la province n'a pas encore publié son propre plan de relance économique à long terme, alors que d'autres gouvernements au pays l'ont fait.

L'impact de la pandémie de COVID-19 se fera ressentir au-delà de cette année. Les gouvernements de tout le pays préparent des plans de relance à long terme qui tracent la voie vers l'amélioration de l'activité économique, qui font la promotion de la santé et du mieux-être des citoyens.

Terry Spicer, vérificateur général par intérim de la Nouvelle-Écosse

Le bureau du vérificateur général dit effectuer une vérification plus approfondie de certains programmes établis pour appuyer les Néo-Écossais pendant la pandémie. Un rapport sur cette vérification devrait être rendu public en 2021.

Vulnérabilité aux cyberattaques

Dans son rapport, Terry Spicer s'inquiète aussi de la vulnérabilité de la province aux cyberattaques en raison du grand nombre de fonctionnaires en télétravail qui doivent accéder à distance aux réseaux informatiques du gouvernement.

La pandémie de COVID-19 met en évidence la nécessité de programmes efficaces de cybersécurité. Sans les mesures appropriées, les ministères et organismes sont vulnérables à des menaces telles que les atteintes à la protection des données, le vol d'actifs financiers et l'interruption des opérations, souligne-t-il.

Le vérificateur général rappelle que son bureau a déjà soulevé des préoccupations semblables au sujet de la cybersécurité dans le passé.

Malgré les défis engendrés par la pandémie, Terry Spicer précise que le gouvernement néo-écossais a été en mesure de publier des états financiers fiables et en temps opportun pour l'exercice 2019-2020, qui a pris fin le 31 mars dernier.

Il relève toutefois des faiblesses de contrôle considérables au ministère de Service Nouvelle-Écosse et au ministère des Terres et des Forêts, de même qu'au sein d'organismes publics tels que Logement Nouvelle-Écosse, le centre hospitalier pour enfants IWK et la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse.

Même si les principes comptables ont été respectés, il existe des faiblesses de contrôle sous-jacentes qui augmentent le risque de rapports financiers peu fiables et d'usage abusif des actifs dans le futur. C'est pourquoi elles doivent être abordées dans les plus brefs délais, insiste Terry Spicer dans son rapport d'une cinquantaine de pages.

Le vérificateur général par intérim de la Nouvelle-Écosse dit que de façon générale, les gestionnaires des ministères et organismes gouvernementaux concernés reconnaissent qu'il y a des faiblesses et que celles-ci doivent être corrigées.

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