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Aucun « ange gardien » ne sera expulsé, clame Ottawa

Malgré la pandémie, les expulsions de personnes n'ayant aucun droit légal de demeurer au Canada viennent de reprendre.

Une manifestante avec un panneau remerciant les anges gardiens.

De nombreuses manifestations ont été organisées au cours des derniers mois pour soutenir ces demandeurs d'asile.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

« Aucune personne admissible au programme de régularisation des demandeurs d'asile ne sera expulsée. Aucun ange gardien ne sera déporté », indique mardi matin le cabinet du ministre de l'Immigration, Marco Mendicino, à Radio-Canada.

La veille, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) avait averti différents partenaires de la reprise des renvois des personnes n'ayant aucun droit légal de demeurer au Canada.

On parle de milliers de personnes qui ont vu leur demande d'asile être refusée et qui n'ont plus aucun recours.

Ces expulsions avaient été interrompues le 17 mars, hormis pour ceux ayant demandé un renvoi volontaire ou des personnes interdites de territoire pour motifs graves, selon des précisions de l'ASFC.

Pour justifier la reprise de ces expulsions, l'ASFC évoque une obligation légale, la reprise des transports aériens ou encore celle des processus d'immigration. Depuis plusieurs semaines, la Commission de l'immigration et du statut de réfugié, chargée d'évaluer une demande d'asile, a en effet redémarré ses activités.

Pas d'expulsion vers Haïti

Pour le moment, l'Agence des services frontaliers offre un sursis administratif aux renvois ou une suspension temporaire des renvois vers 14 pays, en raison notamment de la situation sur place. Ainsi, aucune expulsion n'aura lieu vers Haïti, l'Afghanistan, le Mali, la Libye, la Syrie, l'Iraq ou encore la République démocratique du Congo.

Pas de garantie concernant les agents de sécurité

Malgré la reprise de ces expulsions, Ottawa se veut néanmoins rassurant vis-à-vis des personnes susceptibles d'être admissibles au programme de régularisation des demandeurs d'asile, qui ont été qualifiées d'« anges gardiens » ces derniers mois.

Celui-ci vise ceux ayant travaillé au plus fort de la pandémie, au printemps, à titre de travailleurs de la santé. On parle principalement des préposés aux bénéficiaires et des infirmières.

On peut garantir qu'il n'y aura aucune expulsion concernant ces personnes, glisse-t-on au cabinet de Marco Mendicino, en affirmant travailler en collaboration, sur ce sujet, avec le ministère de la Sécurité publique, chargé de ces expulsions.

Il faut néanmoins que ces candidats satisfassent aux exigences médicales et aux vérifications des antécédents judiciaires, afin d'obtenir cette résidence permanente.

Cependant, ajoute-t-on, on ne peut pas garantir que les agents de sécurité ou les femmes de ménage ne seront pas expulsés.

Ottawa fait référence au refus du gouvernement Legault d'élargir le programme de régularisation. Dans un premier temps, le gouvernement Trudeau voulait régulariser tous ceux qui ont œuvré dans le domaine de la santé, sans égard au type de métier.

Mais Québec s'est montré ferme, préférant se limiter aux travailleurs de la santé, et a refusé cette option. Cette décision a forcé Ottawa à revoir l'accès à son programme pancanadien.

Après des mois de discussions et une première annonce officielle en août, ce programme devrait voir le jour dans les prochains jours, assure-t-on à la fois du côté de Québec et d'Ottawa.

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