•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'opposition à Québec veut une enquête publique sur les casinos, plutôt qu'un audit

Photo du Casino de Montréal.

Le casino de Montréal est administré par Loto-Québec.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Les trois partis d'opposition jugent vraiment insuffisant le moyen pris par le gouvernement Legault pour enrayer le blanchiment d'argent et le prêt usuraire qui sévissent dans les casinos du Québec. Ils estiment en choeur que seule une commission d'enquête publique indépendante pourrait faire la lumière sur ce fléau.

Selon eux, ce choix indique que le gouvernement ne souhaite pas faire preuve de transparence dans ce dossier.

Le ministre des Finances, Eric Girard, annonçait lundi qu'il confierait à un vérificateur externe le mandat de procéder à un audit indépendant sur le phénomène du blanchiment d'argent et du prêt usuraire dans les casinos du Québec, et de formuler des recommandations au gouvernement pour contrer ces pratiques associées au crime organisé.

Le vérificateur devra examiner les pratiques préconisées par Loto-Québec pour contrer ce phénomène et déterminer les meilleures pratiques en ce domaine. Il devra aussi se pencher sur le programme de loyauté en vigueur à Loto-Québec.

Faisons une enquête publique indépendante qui va amener toute la transparence sur cet enjeu-là. Encore une fois, le gouvernement fait un pas, mais il ne fait pas le choix de la transparence, affirme la cheffe de l'opposition officielle, Dominique Anglade, en entrevue téléphonique.

À ceux qui soutiennent qu'un tel exercice prendrait trop de temps, la cheffe libérale réplique qu'une commission d'enquête ne doit pas nécessairement s'étirer sur plusieurs années, comme la commission Charbonneau.

Au contraire, plusieurs commissions au mandat bien ciblé et sur des sujets bien spécifiques ont pris six mois, rappelle-t-elle.

Des comptes à rendre

Québec solidaire partage cet avis, faisant valoir que le gouvernement se contente d'une opération de relations publiques au lieu de s'attaquer à la racine du problème.

Or, une enquête publique nous aurait permis de contraindre toutes les personnes concernées à témoigner, alors que des enquêteurs externes n'auront pas ce pouvoir-là. Loto-Québec est une société d'État, elle a des comptes à rendre au public et elle a un devoir de transparence, a commenté le porte-parole, le député de Rosemont, Vincent Marissal.

Il réclame aussi que la haute direction de Loto-Québec, qui gère les casinos, soit suspendue, le temps que l'on fasse toute la lumière sur cette situation troublante.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, partage aussi l'avis selon lequel le gouvernement manque de transparence dans ce dossier. Selon lui, le gouvernement cherche plutôt à cultiver l'opacité et à contourner l'institution qu'est l'Assemblée nationale.

Étant donné qu'on parle d'allégations très sérieuses, c'est la police qui devrait mener l'enquête ou le vérificateur général, qui doit rendre des comptes à l'Assemblée nationale, a-t-il fait valoir en entrevue téléphonique.

La situation dans les salons de jeux devrait aussi faire partie du mandat confié à cette commission d'enquête, selon lui.

L'audit annoncé lundi fait suite à une enquête menée récemment par le Journal de Montréal, qui montre les liens entre le crime organisé et le Casino de Montréal, lequel serait devenu un lieu facilitant le blanchiment d'argent et le prêt usuraire.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !