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Dans l’ombre des données de la santé publique

Nathalie Dubé assise à une table devant son ordinateur.

Nathalie Dubé travaille sept jours sur sept depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Radio-Canada

Depuis le début de la pandémie, Nathalie Dubé travaille sept jours sur sept pour produire le bilan quotidien des cas d’infections à la COVID-19 de la région Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Nathalie Dubé est responsable régionale de l'état de la santé de la population pour la santé publique. Elle a été mobilisée au tout début de la pandémie au moment où elle s’engageait dans une préretraite.

Je suis en retraite progressive, sauf que dans les faits je n'ai jamais travaillé autant. Par jour, durant la semaine, c'est autour d'une dizaine d'heures par jour, parfois 12 ou 13 heures, explique-t-elle.

Mme Dubé est d’une certaine façon les yeux et les oreilles du directeur régional de santé publique, Yv Bonnier-Viger.

Elle fait le compte : nouvelles infections, cas rétablis, décès, hospitalisations, tout y passe.

Comment les éclosions en cours se comportent-elles également. On regarde aussi avec le directeur de santé publique, dans ces rapports-là, dans chacune des MRC, explique Nathalie Dubé.

Il s’agit d’un travail essentiel, indique par ailleurs Yv Bonnier-Viger.

Les médecins en santé publique, leur stéthoscope, ce sont vraiment les données recueillies et analysées, explique-t-il. Nathalie joue un rôle important, non seulement dans l'analyse, mais aussi dans la qualité des données qui sont recueillies.

Nathalie Dubé, debout dehors dans un paysage d'automne.

Nathalie Dubé avait prévu prendre une retraite progressive au printemps.

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Il reste difficile pour Nathalie Dubé d'oublier que derrière les chiffres, il y a avant tout des humains.

J'ai accès au nom des personnes, à leur âge, aux endroits où elles vivent. Alors, évidemment, lorsqu'il y a un décès, ça me touche de plein fouet. Ça nous attriste parce que ce sont des gens de notre population, pour qui on travaille, raconte-t-elle.

Même si la situation est stable en ce moment dans la région, le temps des Fêtes pourrait être critique en raison des déplacements en provenance de régions où le virus est plus présent.

La diaspora gaspésienne, qui pourrait souhaiter rentrer au bercail, est établie dans toutes les régions du Québec.

D'après un reportage de Martin Toulgoat

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