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Une clinique souhaite que les produits d'hygiène féminine soient plus accessibles

Assortiment de serviettes hygiéniques et de tampons.

Les produits essentiels comme les tampons et les serviettes seront offerts gratuitement dans les écoles publiques de l'Île-du-Prince-Édouard, mais au Manitoba, ce n'est pas encore le cas.

Photo : Getty Images / Matka Wariatka

Radio-Canada

Les produits d'hygiène féminine devraient être gratuits et plus accessibles pour toutes les Manitobaines, selon la responsable d’équipe du programme des mères et promotion de la santé à la Women’s Health Clinic, Erin Bocksteal.

L'Écosse est devenue, la semaine dernière, le premier pays au monde à rendre gratuits les produits d'hygiène féminine. Des membres du Parlement écossais ont voté à l'unanimité en faveur d’un projet de loi pour obliger les autorités locales à fournir gratuitement des articles comme des tampons ou des serviettes hygiéniques.

Une initiative saluée par Erin Bocksteal. Être à l’aise, ce n’est pas une question de luxe, ce n’est pas un choix, mais c’est une question d’égalité et d’accès.

Il y a beaucoup de familles qui vont devoir choisir entre manger ou avoir des produits hygiéniques. Les risques sont aussi que nous voyons des personnes qui vont utiliser des choses qui sont moins saines, a rappelé Mme Bocksteal au micro de l’émission Le 6 à 9.

Des initiatives dans certaines provinces canadiennes

Au Canada, des initiatives pour rendre accessibles ces produits de première nécessité voient le jour.

Par exemple, le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard offrira des tampons et des serviettes hygiéniques dans les écoles, les banques alimentaires et les refuges pour femmes.

Le Manitoba est encore bien loin d'une action concertée. Selon des données de 2018 du Centre de ressources à l'éducation sexuelle, près de 92 000 Winnipégoises seraient incapables de s'acheter les produits hygiéniques féminins dont elles ont besoin chaque mois.

Une femme avait d’ailleurs raconté qu'elle utilise des chaussettes pour épargner de l’argent.

Erin Bocksteal mentionne également que certaines femmes gardent leur tampon plus longtemps que prévu pour ne pas en utiliser trop dans une journée.

On sait que ça risque de créer un choc toxique. De même, garder la même serviette hygiénique pendant plus longtemps peut présenter un risque pour la santé. De plus, ce n’est pas plaisant, ce n’est pas bon pour la santé mentale après un bout de temps.

Erin Bocksteal rappelle que c'est un problème chez de nombreuses élèves au secondaire et au présecondaire.

Il existe encore une stigmatisation. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut demander aux élèves ou aux professeurs. C’est très secret, note Mme Bocksteal.

Erin Bocksteal mentionne notamment qu'une élève pourrait être mal à l’aise dans un cours d’éducation physique parce qu’elle n’a pas les produits hygiéniques nécessaires.

Travail de sensibilisation en cours au Manitoba

Malgré le manque de produits gratuits, elle rappelle les initiatives déjà lancées dans la province : Plusieurs syndicats font de la sensibilisation auprès des hôpitaux et des écoles.

Erin Bocksteal note aussi un effort des banques alimentaires.

Elles offrent parfois des options de serviettes hygiéniques avec les produits. C’est une chose à laquelle il faut penser quand on offre une aide.

En 2015, le Canada a décidé d'abolir la taxe fédérale sur les serviettes hygiéniques, les tampons, les ceintures hygiéniques, les coupes menstruelles et tous les autres produits similaires. Si cela demeure un bon début, les intervenantes considèrent que cette initiative est insuffisante. Erin Bocksteal, elle, croit que le gouvernement fédéral pourrait en faire plus.

Avec les informations de l’émission Le 6 à 9

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