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Noël en famille : janvier sera difficile si les Québécois « baissent la garde »

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Des médecins ont peur de voir les efforts des derniers mois du personnel de la santé réduits à néant en raison des personnes qui souhaitent fêter coûte que coûte

Photo : Radio-Canada / Jean-Claude Taliana

Kassandra Nadeau-Lamarche

Des médecins de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches appellent à la réserve pour les Fêtes, peu importe la décision du gouvernement d'autoriser ou non les rassemblements. Ils anticipent déjà des urgences débordées dans les premières semaines de janvier en raison des hospitalisations liées à la COVID-19.

Ne minimisant pas les effets des mesures sanitaires sur la santé mentale, le directeur adjoint de l’hôpital Hôtel-Dieu de Lévis, Jean Lapointe, recommande à la population de faire extrêmement attention pendant les Fêtes.

Si le monde baisse la garde pendant la période de Noël, on risque d’avoir un mois de janvier très difficile .

Dr Jean Lapointe

Le docteur Lapointe estime qu’en présentant un « contrat moral » à la population, le premier ministre Legault et le directeur national de santé publique Horacio Arruda ont cherché à donner une lueur d’espoir aux Québécois.

En apercevant les foules dans les commerces dans les derniers jours, il appréhende que plusieurs Québécois ne respectent pas leur partie du contrat.

Y'avait des gens au pied carré comme on dit. C'est sûr que le danger de transmission est très élevé. C'est loin d'être facile. Cet effet là on ne le voit pas là, on va le voir dans deux semaines. Fait que deux semaines on va être quasiment rendu à Noel.

Dr Jean Lapointe

Le gouvernement aura peut-être des décisions difficiles à prendre , ajoute M. Lapointe.

Le Dr Jean Lapointe en visioconférence.

Le Dr Jean Lapointe est directeur adjoint de l'Hôtel-Dieu de Lévis.

Photo : Radio-Canada

« Sauver des vies »

À moins d’un mois des Fêtes, les hôpitaux sont déjà en situation de débordement. Le docteur Mathieu Simon, pneumologue et chef des soins intensifs à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), s’inquiète lui aussi des conséquences du non-respect des consignes. 

On se doit à nous-mêmes comme individus et pour les autres gens de la société qui ont besoin du réseau de la santé de réfléchir à nos fêtes de Noël de façon non égoïste. [...] Ce serait bien que les gens se souviennent de Noël en se disant: tu te souviens l’année de la pandémie on avait fait ça plus modeste pis on avait sauvé des vies .

Dr Mathieu Simon, pneumologue et chef des soins intensifs, IUCPQ

Le médecin a peur de voir les efforts des derniers mois du personnel de la santé réduits à néant en raison des personnes qui souhaitent fêter coûte que coûte. 

Il estime que beaucoup de travailleurs de la santé ont déjà fait une croix sur les grandes festivités des fêtes. On veut justement protéger les gens et pas se sentir responsable d’en avoir envoyé à l’hôpital ou même d’en avoir un qui perd l’odorat pour le reste de ses jours et qui ne pourra plus apprécier le fumet de la dinde de Noël l’an prochain .

Le Dr Mathieu Simon en visioconférence.

Le Dr Mathieu Simon est pneumologue et chef des soins intensifs à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Photo : Radio-Canada

Appel aux grands acteurs de la société

Le docteur Simon demande également aux acteurs d’influence de la société, comme les établissements d'enseignement supérieur et les syndicats, de sensibiliser leurs membres à rester avec leur bulle familiale pendant les fêtes.

Je suis un peu déçu de ne pas voir de mouvement sociétaire qui prône une certaine retenue pour les fêtes . Il croit que la population risque plus d’écouter si des instances autres que les politiciens et les médecins se mettent de la partie.

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