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Marie Laberge célèbre les 20 ans de sa trilogie Le goût du bonheur

L'écrivaine sera sur Facebook pour fêter également ses 45 ans de carrière et discuter avec ses lectrices et lecteurs.

L'autrice Marie Laberge en régie du studio 17 de Radio-Canada.

L'autrice Marie Laberge

Photo : Radio-Canada / Martin Ouellet

Radio-Canada

C’est en direct sur Facebook ce soir que l’écrivaine Marie Laberge fêtera ses 45 ans de carrière ainsi que les 20 ans de la parution de Gabrielle, le premier roman de la trilogie Le goût du bonheur. La romancière racontera la petite histoire de cette saga et prévoit quelques surprises.

En entrevue avec la chroniqueuse culturelle du 15-18, Catherine Richer, Marie Laberge indique qu’elle a écrit les 3 romans en 9 mois l’année de ses 50 ans. Je voulais que la trilogie arrive chez les gens la même année. Le succès de Gabrielle m’a fouettée. Je me disais qu’il fallait que les choses soient justes et sans faute. J’étais assez maniaque.

L’évolution des Québécoises et du Québec

Marie Laberge est incapable d’analyser le succès de sa trilogie, mais pense que ces trois livres rappellent le long chemin parcouru par les femmes. La trilogie commence dans les années 30 au moment où les femmes ne sont pratiquement que la possession ou l’illustration de l'Église et des hommes. On appartient toujours à Dieu, à l’homme ou au papa, mais on n’appartient jamais à soi dans ces années-là. Il n’y avait rien pour encourager les femmes à être profondément ce qu’elles étaient, souligne Marie Laberge.

Marie Laberge se souvient avoir trouvé des écrits très misogynes lors de sa recherche pour la trilogie, notamment un confesseur qui faisait le résumé des confidences reçues.

C’était tellement réducteur que j’étais affolée de voir quelqu’un nier totalement la capacité d’une femme d’être un être humain à part entière. [...] Je pense que les femmes sont les victimes de chacune des religions. Je ne sais pas pourquoi la religion s’est acharnée autant sur le sort des femmes. Mais il faut en avoir une peur folle pour faire autant.

Marie Laberge

L’écrivaine fait d’ailleurs un parallèle entre la situation des femmes et celle des personnes homosexuelles. Elles ne pouvaient pas être ce qu’elles voulaient. Je pense que le sort était le même pour un homme homosexuel et une femme qui avait peut-être une sexualité plus vive que celle qui était reconnue comme étant féminine.

Le rêve d’écrire une trilogie

Marie Laberge avait toujours rêvé d’écrire une saga, mais elle attendait d’avoir assez de métier pour le faire. Comme lectrice, j’ai toujours aimé les sagas, car ça m’entraînait dans un monde. Quand on commence une trilogie, on sait qu’on en a pour un bout. Comme si on pouvait prendre ses aises dans les pages et laisser un monde extérieur nous habiter. Et j’ai toujours aimé qu’on y apprenne quelque chose sur l’histoire, raconte-t-elle.

Photo de l'invitée devant une étagère. Elle est assise et elle sourit à quelqu'un hors champ.

L'écrivaine Marie Laberge

Photo : Radio-Canada / Catherine Forget

Marie Laberge ne prévoit pas de suite à la trilogie. Je ne le sens pas, je ne me vois pas me rasseoir pour écrire une autre trilogie. J’ai soulevé ce que je voulais soulever : un certain Québec, certaines femmes, des passions, des visions, des racines de nos comportements actuels qui sont toujours pris dans le passé, explique-t-elle.

L’écrivaine avoue également que la pandémie et surtout le confinement l’ont poussée vers l’écriture. Elle prévoit un nouveau roman en 2021. On va avoir un vaccin, puis un livre, dit-elle en riant.

La discussion en direct se tiendra à 19 h le 30 novembre 2020 sur la page Facebook de la maison d’édition Québec Amérique (Nouvelle fenêtre).

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