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Nucléaire iranien : l'AIEA se fait rassurante au sujet des inspections

Le drapeau de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) flotte devant son siège à Vienne, en Autriche.

Basée à Vienne, l'Agence internationale de l'énergie atomique est une organisation internationale placée sous l'égide de l'ONU.

Photo : Reuters / Leonhard Foeger

Radio-Canada

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), chargée de surveiller les infrastructures nucléaires iraniennes, a indiqué lundi ne pas avoir reçu de notification de l’Iran quant à un éventuel retrait de ses inspecteurs, au lendemain de l’assassinat d’un éminent physicien nucléaire iranien.

Nous comprenons la détresse, mais en même temps, il est clair que personne n'aurait à gagner d'une diminution, d'une limitation ou d'une interruption du travail que nous faisons ensemble, a affirmé le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, dans un entretien accordé à l'AFP.

De notre côté, nous continuons et nous espérons bien que ce sera le cas de leur côté. Et comme je l'ai dit, je n'ai reçu aucune indication comme quoi cela serait différent.

Rafael Grossi, directeur général de l'AIEA

Mohsen Fakhrizadeh a été tué vendredi près de Téhéran dans une attaque au véhicule piégé suivie d'une fusillade contre sa voiture, selon le ministère de la Défense. L'Iran a affirmé lundi que son scientifique avait été victime d'une opération complexe employant des moyens complètement nouveaux et en a accusé le Mossad, les services secrets israéliens.

Samedi, le président iranien Hassan Rohani avait promis une riposte en temps et en heure, alors que la frange ultraconservatrice du pouvoir réclame un arrêt pur et simple des inspections de l’AIEA.

Ces dernières ont été instituées dans le cadre de l’accord de Vienne conclu en 2015 entre l’Iran, la Chine, la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. En 2018, les États-Unis se sont retirés de l’accord sous l’impulsion de Donald Trump.

Ce que dit l’accord de 2015

  • En échange de la levée des sanctions économiques, l’Iran doit :
  • stopper toute construction d’installations d’enrichissement d’uranium (centrifugeuses) pendant 15 ans;
  • ne garder que 5060 centrifugeuses (un tiers des installations) pendant 10 ans;
  • ne pas enrichir de l’uranium à plus de 3,67 %, c’est-à-dire pour un usage civil seulement;
  • ne pas cumuler plus de 202,8 kg d’uranium enrichi (le pays en possède actuellement plus de 2400 kg);
  • laisser les inspecteurs de l’AIEA avoir accès aux sites iraniens.
Gros plan sur Rafael Grossi

Rafael Grossi est à la tête de l'AIEA depuis un an.

Photo : AFP / Joe Klamar

L'action de l'AIEA reste plus que jamais indispensable, a insisté M. Grossi. Nous devons être sur place, nous devons inspecter. Ils [les Iraniens] ont un important programme nucléaire qui nécessite parmi les plus gros efforts en termes d'inspections, a-t-il dit.

Sans cela, nous nous retrouverions dans l'obscurité totale, et les incertitudes [et] l'instabilité dans la région seraient bien plus élevées.

Rafael Grossi, directeur général de l'AIEA

M. Grossi en a profité pour réitérer sa demande d'éclaircissements au sujet du site suspect de Turquzabad, dans la capitale Téhéran.

Si les autorités iraniennes clament que le site, où des particules d’uranium ont été détectées, est voué au stockage de vieux matériel d’enrichissement, Israël clame de son côté qu’il s’agit d’un site secret qui viole les règles de l’accord de 2015.

Avec les informations de Agence France-Presse

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