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La GRC de l'Î.-P.-É. investit dans les drones

Vue aérienne d'un accident montrant un camion-benne renversé sur la chaussée.

La GRC utilise notamment les drones dans les accidents de la circulation.

Photo : Kevin Baillie / GRC Î.-P.-É.

Julien Lecacheur

Depuis 2016, la GRC de l'Île-du-Prince-Édouard a fait le pari des drones. Dix pour cent des policiers peuvent en piloter.

C'est le cas de Steve MacDonnell. Dans le stationnement du parc provincial de Strathgartney, à une vingtaine de minutes à l'est de Charlottetown, l'expert médico-légal s'exerce avec son nouvel outil de travail: un drone.

J'aime particulièrement ça. C'est pratique sur les scènes de crime et c'est très facile à utiliser.

Steve MacDonnell, expert médico-légal
Steve MacDonnell est concentré. Il pilote via une télécommande son drone.

L'expert médico-légal, Steve MacDonnell fait partie des huit officiers récemment entraînés afin de piloter des drones.

Photo : Julien Lecacheur

Le premier drone a été acquis en 2016. Depuis, 14 officiers de la GRC de l'Île-du-Prince-Édouard sont capables d'utiliser la quinzaine d'appareils disponibles dans la province. La GRC a reconnu la valeur ajoutée des drones, souligne Kevin Baillie, le responsable du programme des drones dans la province.

À l'Île, ces appareils sont utilisés pour les accidents de la route, les scènes de crime, les prises d'otages, les disparitions, les accidents en mer, les incendies ou encore pour l'arrestation de suspects. Pour Kevin Baillie et Steve MacDonnell, ces outils sont nécessaires, car ils accroissent la vitesse d'intervention, améliorent la sécurité des agents et permettent aussi une meilleure compréhension des incidents ou autres crimes.

Une photo vaut 1000 mots, une vidéo vaut 10 000 mots. Cela permet à la cour, au juge et aux jurés d'être transportés sur place sans bouger.

Steve MacDonnell, expert médico-légal
Vue aérienne d'une décharge en feu. Des pompiers tentent d'éteindre le brasier.

Les drones de la GRC aident les pompiers à intervenir dans des incendies.

Photo : Kevin Baillie / GRC Î.-P.-É.

Les drones sont-ils économiques ?

Kevin Baillie a créé de toute pièce le programme des drones à l'Île-du-Prince-Édouard. Depuis 2016, il a multiplié les achats d'appareils ainsi que les formations des policiers. Et selon lui, les drones n'ont jamais été aussi accessibles qu'aujourd'hui. Du coup, ces appareils permettent à la GRC de faire des économies.

Notre flotte de drone a coûté près de 30 000 dollars. Ce n'est même pas le prix d'une journée de vol pour un hélicoptère.

Kevin Baillie, responsable du programme des drones
Kevin Baillie change la batterie d'un drone.

Kevin Baillie a formé des dizaines d'officiers de la GRC dans les Maritimes depuis 2016.

Photo : Julien Lecacheur

La GRC de l'Île-du-Prince-Édouard ne veut pas s'arrêter là. Même si elle ne compte pas former d'autres agents ni faire d'autres achats dans un futur proche, elle préfère aujourd'hui partager son expérience avec ses collègues dans les Maritimes. Kevin Baillie a d'ailleurs formé en octobre dernier 14 officiers au Nouveau-Brunswick. On fait le travail ensemble, on partage les informations sur les drones que nous utilisons, explique-t-il.

Reste une interrogation : le respect de la vie privée.

Nous n'avons aucune intention d'utiliser les drones pour surveiller les insulaires, ou pour conduire des recherches dans des propriétés privées.

Kevin Baillie, responsable du programme des drones

Kevin Baillie, assure que la GRC ne fera aucune surveillance des insulaires sans l'obtention d'un mandat.

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