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« On ne va pas tout changer » - Dominique Ducharme

Il tient un sifflet dans sa bouche.

Dominique Ducharme , entraîneur adjoint du Canadien

Photo : The Canadian Press / Mark Blinch

Jean-François Chabot

Ceux qui attendent ou qui souhaitent une révolution dans les façons de faire du Canadien en attaque devront revoir leurs attentes à la baisse, foi de Dominique Ducharme.

S’il se réjouit à la perspective de compter sur la présence de sang neuf avec l’arrivée de Josh Anderson et de Tyler Toffoli, l’entraîneur adjoint du Tricolore ne s’attend pas à ce que l’équipe réécrive son système de jeu.

Dans le cadre d’une visioconférence tenue lundi, Ducharme a toutefois admis que les nouveaux venus allaient offrir des options supplémentaires aux stratèges du CH.

Peut-être pas de grands changements parce que c’est difficile de dire si ça va être une saison écourtée. Si la saison est écourtée, ça prend des résultats rapidement, donc ce n’est pas le temps de faire de grands essais.

Dominique Ducharme, entraîneur adjoint du Canadien de Montréal

Ça amène de la variété. Ce sont des joueurs différents des joueurs déjà en place, que ce soit par le physique d’Anderson ou les qualités de Toffoli pour marquer des buts. Je ne crois pas qu’on va tout changer offensivement, mais c’est des outils qui vont amener un nouveau regard, de nouveaux atouts pour nous, dans notre jeu offensif, a-t-il ajouté.

Bon pour tout le monde

À savoir si les nouveaux éléments offensifs pourraient contribuer à enlever un peu de pression sur les épaules d’un joueur comme Jonathan Drouin, Dominique Ducharme a d’abord dit que ça aiderait tout le monde.

Je pense que ça aide tous nos attaquants. On regarde notre alignement, on peut dire qu’on a quatre trios très intéressants qui peuvent amener de l’offensive. Ça va nous donner des options comme entraîneurs pour trouver les combinaisons qui fonctionnent le mieux. Il va quand même falloir que ça se fasse assez rapidement, surtout si c’est un calendrier raccourci.

Jonathan Drouin (à droite) et Mitch Marner en poursuite de la rondelle

Jonathan Drouin (à droite) et Mitch Marner en poursuite de la rondelle

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Puis, il a consenti à parler du travail personnalisé qui a eu cours pour permettre à Drouin de mieux répondre aux attentes.

On a eu des discussions. Avec la situation (COVID-19), on n’a pas pu travailler autant. J’ai aimé ce que Jonathan a fait. On l’a vu en début de saison. On l’a vu en séries éliminatoires, a reconnu Ducharme.

C’est important pour lui qu’il revienne et qu’il demeure un joueur actif sur la glace. On le voit quand il joue avec dynamisme, quand ses jambes sont en mouvement, quand il est près de la rondelle, quand il joue vers l’intérieur. On voit ce que ça fait et Jonathan le ressent aussi. Je suis certain qu’il va arriver prêt pour le début de la saison.

Dominique Ducharme

En ce qui a trait à la perspective d’une division canadienne en vue d'une hypothétique nouvelle saison, Ducharme n’a pas voulu se mouiller face au défi que cela pourrait représenter pour le Canadien.

Il y a de bonnes équipes au Canada. Il y a de bonnes équipes dans notre section aussi. Des fois, c’est le style de jeu qui est un peu différent d’une équipe à l’autre. Le plus important, c’est qu’on soit à notre meilleur, de jouer à notre façon. C’est comme ça qu’on va avoir du succès. On passe plus de temps à se concentrer sur nous que sur les adversaires, a-t-il souligné.

En attente

Dominique Ducharme est comme tous les amoureux du hockey : il a hâte que ça redémarre, mais il n’a reçu aucun signe indiquant à quel moment la Ligue nationale donnera le feu vert.

En attendant, il travaille à distance en compagnie des autres membres du personnel d’entraîneurs à mettre en place les objectifs en vue de la saison qui se fait attendre. Il reconnaît qu’il est difficile de mettre quoi que ce soit en place sans connaître la suite des choses, que ce soit pour le camp ou pour une éventuelle saison.

On a du travail à faire parce qu’on n’a pas beaucoup de détails. Mais on travaille à préparer notre saison. C’est dur de planifier un camp d’entraînement quand tu ne sais pas exactement le nombre de jours que tu vas avoir, quand ça va commencer ou dans quelles conditions nos joueurs vont arriver, a expliqué Ducharme.

En ce qui a trait à la gestion des mesures sanitaires lors d’une possible ouverture des camps, il estime que les expériences et les situations dans les autres circuits (NFL, NBA, baseball majeur, LHJMQ, etc.) aideront la LNH et ses équipes à mieux planifier la relance.

Questionné sur la situation d’Équipe Canada junior et de son camp préparatoire à Red Deer, en Alberta, pour le Championnat du monde, le médaillé d’or de l’édition 2017 loue le travail et la mise en place effectués jusqu’à présent.

Je pense que c’était une bonne décision pour eux d’arriver plus tôt au camp. Ça leur a donné le temps de gérer en termes d’isoler les joueurs et se donner assez de temps pour se préparer pour le tournoi, a dit Ducharme.

En sachant que le Tricolore n’aura peut-être pas le luxe de tenir un long camp, il est conscient des risques additionnels que cela pourrait engendrer.

C’est certain que ça va être un autre élément. En début de saison, on parle de rester en santé et d’éviter les blessures, mais là on ajoute un élément de plus (COVID-19). Quand on a effectué notre retour au jeu pour les séries éliminatoires (en août), la ligue a fait de l’excellent travail. Même ici à Montréal, on était dans de bonnes conditions et on a réussi à éviter le pire. On espère que ça va bien se passer comme ça.

Dominique Ducharme

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