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La MRC d'Abitibi déplore la suppression des soins infirmiers en milieu rural

Les quatre hommes sont assis derrière des tables placées en U.

Jocelyn Boucher, maire de Saint-Félix-de-Dalquier, Raymond Doré, maire de Berry, Sébastien D'Astous, maire d'Amos et préfet de la MRC d'Abitibi, et Donald Rheault, maire de Preissac

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Les élus de la MRC d'Abitibi demandent aux autorités régionales de la santé de revenir sur leur décision de couper temporairement les services infirmiers dans les municipalités rurales.

Cette décision du Centre intégré de santé et des services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT), mise en application depuis le début novembre, visait à permettre de déléguer davantage d’infirmières vers les services essentiels partout dans la région. Plusieurs points de services de CSLC en milieux ruraux n’offrent plus les services de soins courants, pour une période de trois mois.

Selon le préfet de la MRC d'Abitibi, Sébastien D’Astous, cette décision ne tient pas la route pour une clientèle vulnérable qui a besoin de ces services de proximité.

On comprend qu’il y a un manque de main-d'œuvre, mais on a besoin de seulement deux infirmières pour couvrir l’ensemble de notre secteur rural, précise-t-il. C’est déplorable qu’en pleine COVID et en plein hiver, on en rajoute une couche en disant aux gens qu’ils devront se déplacer pour recevoir des soins utiles comme les vaccins, les prises de sang ou le suivi avec les jeunes enfants. C’est un service essentiel et on n’accepte pas cette décision.

Le maire de Preissac, Donald Rheault, dit ressentir l’inquiétude dans sa population. Les gens ne comprennent pas pourquoi ils nous coupent ça, lance-t-il. Ce sont des services très appréciés qui permettent de faire moins de route, ce qui est important pour bien des gens à mobilité réduite. En plus, on demande aux gens d’aller à l’hôpital d’Amos, alors qu’on leur dit aussi de limiter le plus possible les contacts. Ça représente un immense risque pour eux.

Le maire de Saint-Félix-de-Dalquier, Jocelyn Boucher, craint que cette coupe de service se prolonge dans le temps.

Quand un service est coupé, c’est dur de le retrouver après trois mois. La pénurie de personnel était là avant la COVID et elle le sera après.

Jocelyn Boucher, maire de Saint-Félix-de-Dalquier

Pour Raymond Doré, maire de Berry, le CISSS-AT aurait dû consulter les maires avant de prendre cette décision.

On nous a expliqué la décision, mais on s’est retrouvés devant un fait accompli, déplore-t-il. Une bonne consultation aurait permis d’explorer des pistes de solution plus larges, et non pas juste de couper un service qui est essentiel pour nos personnes vulnérables.

Des solutions

Les autorités de la MRC se disent prêtes à s’asseoir avec le CISSS-AT pour trouver des solutions afin de ramener ce service le plus rapidement possible.

On sait que ce n’est pas juste notre MRC qui est affectée, mais étant donné les distances sur notre territoire, l’impact est majeur. Le CISSS-AT dit vouloir étudier la question et réévaluer qui doit être habilité à dispenser quels types de soins. En attendant que ce travail soit fait, ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas trouver une solution tout de suite, parce que nos gens n’ont pas le service présentement, conclut Sébastien D’Astous.

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