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Jules Burnotte garde le moral dans une saison bien particulière

Il sourit.

Jules Burnotte

Photo : Société Radio-Canada

Ski alpin, ski de fond, biathlon... Des épreuves de Coupe du monde ont repris en Europe. Les mesures sanitaires imposées rendent l’atmosphère complètement différente.

Le biathlonien Jules Burnotte va passer les cinq prochains mois avec son équipe en Europe, dans une bulle. Il est en Finlande. Il se sent bien encadré et en sécurité.

On est testé tous les quatre jours, je suis seul dans ma chambre d’hôtel et ça devrait être comme ça tout l’hiver, a-t-il confié à Radio-Canada Sports dimanche, après sa première course. On ne peut pas sortir, on ne peut pas aller voir les autres pays. Même les membres du personnel de notre équipe, on ne peut pas les voir en personne. C’est sûr que c’est différent, mais on est là pour courir. J’ai pu courir pour la première fois depuis que l’on est arrivé. Juste d’être capable de courir comme ça, ça vaut toutes les mesures de confinement.

Cette nouvelle réalité pourrait être difficile pour le jeune homme amateur de cinéma, de concerts ou de restaurants, mais il se sent plutôt choyé de pouvoir pratiquer son sport.

Je suis en contact avec des personnes qui sont aux études ou au travail au Québec et je pense que l’on voit plus de monde, que l’on a une vie plus active que bien des gens qui ont le malheur d’être confinés sans faire un sport d’élite comme nous. On a une très grande chance de pouvoir faire ce que l’on est en train de faire en ce moment.

C’est sûr que l’on préférerait ne pas porter de masque, on préférerait avoir des spectateurs, on préférerait pouvoir niaiser avec tout le monde, sortir dans la rue. Comme là, on est dimanche soir, on allait souvent prendre une marche, on allait dans un resto voir d’autres nations, c’est sûr que l’on ne peut pas faire ça. Mais d’être capable de faire des compétitions, on est très reconnaissants.

Jules Burnotte

Il admet que la pause du temps des Fêtes sera très différente cette année.

Ils (l’équipe) ne recommandent pas de retourner en Amérique, c’est beaucoup de voyagement, de fatigue, d’exposition aussi quand on va voir la famille, souligne-t-il. On a beaucoup de risques de revenir malade, que ce soit la COVID ou autre chose. Les athlètes allaient juste s’éparpiller en Europe, passer du temps seul ou recevoir des amis. Mais cette année, c’est vraiment cinq mois tous ensemble en bulle. Même Noël on n’a pas le droit de sortir, on ne peut pas aller à l’épicerie ou aller au cinéma, rien.

La pire course depuis longtemps

Jules Burnotte participait dimanche au 10 km sprint de la Coupe du monde de Kontiolahti, en Finlande, sa première compétition internationale en huit mois. Il a terminé 92e. Il n'en garde pas un bon souvenir.

Ç’a été la pire course que j’ai eue depuis longtemps, dit-il sans détour. Premièrement, c’est surprenant, mais c’est aussi décevant. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé. En ski, je me sentais bien, mais j’ai été très lent. Le moral est là quand même, mais ce n’est vraiment pas le début de saison auquel je m'attendais.

L’athlète de 23 ans est de nature souriante, mais on sent que ce résultat le chicote. Quelques heures après la course, il a toujours de la difficulté à expliquer ce qui s’est passé.

Je me sentais bien, j’ai eu de bons entraînements dans les dernières semaines, admet-il. J'ai passé un mois à Canmore avant de venir ici.

Et il n’est pas le seul à connaître un début de saison plus lent qu’attendu. Les autres membres de l’équipe canadienne n’ont pas fracassé de records non plus. Au 10 km sprint, le meilleur a été l’Albertain Adam Runnalls avec une 46e position.

Les autres gars de l’équipe ont de la misère aussi en ski. Je parlais aux Américains et eux aussi ont des performances en deçà de leurs attentes. C’est peut-être juste d’attendre, c’est peut-être juste de s’adapter.

Un biathlonien en ski

Jules Burnotte lors de la Coupe du monde en Allemagne au début de l'année 2020

Photo : Facebook / Jules Burnotte

Et pas question pour Jules Burnotte de mettre sur le dos de la pandémie ce premier résultat décevant.

Pour moi, ça a eu l’effet que je suis plus concentré sur le sport, dit-il avec son sourire en coin. Je suis toujours distrait, j’ai beaucoup d’intérêts en dehors du sport et me concentrer exclusivement sur le sport, c’est difficile. Ç’a eu un effet bénéfique, j’ai passé tout l’été à m'entraîner au mont Sainte-Anne, avec un nouveau groupe d'entraînement. Je n’ai pas eu de problème d’entraînement.

Le biathlonien reste en Finlande pour la deuxième étape de la Coupe du monde qui aura lieu la fin de semaine prochaine et partira ensuite vers l’Autriche. Son but est d’obtenir une place permanente au sein de l’équipe puisqu’il est remplaçant.

La saison 2020-2021 n’a pas commencé comme il le souhaitait et sera très différente de ce qu’il a connu, mais le jeune homme reste serein et il sait comment garder le sourire. Il y a toujours le plein air! Tant que l’on peut aller dehors, conclut-il.

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