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Il y a 35 ans, la ville de Québec était inscrite sur la liste des sites de l’UNESCO

Vue de quelques maisons dans le quartier du Petit-Champlain dans le Vieux-Québec

La ville de Québec a été intégrée à la liste des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO le 3 décembre 1985.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 3 décembre 1985, Québec devenait la première ville en Amérique du Nord à être inscrite sur la prestigieuse liste des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO. L’arrondissement historique du Vieux-Québec se voyait ainsi reconnu au point de vue international et ajoutait de l’élan à la revitalisation du plus vieux centre urbain d'Amérique du Nord.

Reconnaissance internationale

Québec forme un ensemble cohérent. Avec sa Haute-Ville, sa ville basse, son port et surtout ses fortifications.

Henri Lopes, sous-directeur, division Communications et Culture de l’UNESCO, 1986

Depuis 1608, la ville de Québec a été la capitale de la Nouvelle-France, puis du Bas-Canada et de la province de Québec. 

Le 3 décembre 1985, la communauté internationale reconnaît son importance historique.

Les Nations unies, par le biais de son agence spécialisée dans la protection du patrimoine culturel, l’UNESCO, ajoutent Québec à la liste des sites du patrimoine mondial.

Le 3 juillet 1986, pour inaugurer le Festival d’été de Québec, se déroule une cérémonie qui consacre l’inscription de la ville sur cette liste.

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Téléjournal, 3 juillet 1986

Cette cérémonie fait l’objet d’un reportage du journaliste Gilles Morin au Téléjournal ce jour-là. Bernard Derome anime le bulletin de nouvelles.

Le sous-directeur de la division communications et culture de l’UNESCO, l’écrivain Henri Lopes, réaffirme dans ce reportage les raisons de l’ajout de Québec aux sites patrimoniaux mondiaux.

La décision de l'UNESCO salue notamment la cohérence architecturale et le rôle que Québec a joué dans l'implantation de la culture européenne en Amérique.

Québec rejoint des sites aussi prestigieux que le centre historique de Rome, le vieux Damas ou les pyramides d’Égypte sur la liste de l’UNESCO.

C’est un véritable cadeau pour une ville qui veut développer sa vocation internationale.

Une décision qui amène des conséquences

Le 10 février 1987, Dominique Lajeunesse et Normand Harvey animent l’émission Au jour le jour à Québec, où va se tenir la compétition de hockey internationale Rendez-vous 1987.

L’inscription de Québec en tant que site de l’UNESCO a été annoncée il y a à peine quelques mois.

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Au jour le jour, 10 février 1987

C’est dans ce contexte que Normand Harvey reçoit le commissaire aux Affaires internationales de la Ville de Québec, Claude Bédard.

L’interview définit le mandat de l’UNESCO depuis 1945.

Puis Normand Harvey et Claude Bédard discutent des conséquences d’inscrire l’arrondissement historique du Vieux-Québec sur la liste des sites patrimoniaux mondiaux.

À l’aide d’un plan, ils nous montrent ce que représente le territoire désigné par l’UNESCO : 135 hectares qui seront dorénavant protégés.

Le site patrimonial mondial comprend tout d’abord ce qui est bâti à l’intérieur des fortifications de Québec.

S’ajoutent la Citadelle de Québec, une frange de la ville qui va au nord jusqu’à la côte d’Abraham, la Basse-Ville autour du Bassin Louise, le site de la place Royale et les abords du fleuve Saint-Laurent jusqu’aux Plaines d’Abraham.

La décision de l’UNESCO donne par ailleurs des outils aux responsables de la gestion du patrimoine à Québec, relève Claude Bédard.

La Ville de Québec peut exercer de la pression sur les gouvernements du Québec et du Canada pour investir dans la protection et la mise en valeur du patrimoine, affirme le fonctionnaire.

Puis l’UNESCO possède des fonds et des experts qui peuvent aider au développement du patrimoine de Québec.

Par ailleurs, l’ouverture d’un bureau de l’UNESCO sur la Grande Allée, une première au Canada, constitue une occasion pour Québec de se transformer en une Genève de l’Amérique du Nord .

La renaissance d’un quartier

Le geste de l’UNESCO représente aussi une reconnaissance du travail de restauration entrepris quelques années avant 1985 dans le Vieux-Québec.

Cette restauration concernait notamment ce qu’on appelait le quartier Saint-Malo, mieux connu maintenant par le nom de quartier du Petit-Champlain.

Ce quartier comprend la plus vieille rue d’Amérique du Nord.

Ce travail de faire revivre cette portion de la Basse-Ville a été porté par le promoteur immobilier Gérard Paris.

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Reflets d'un pays, 13 juillet 1984

L’animatrice de l’émission Reflets d’un pays Cécile Larouche propose, le 13 juillet 1984, un reportage qui nous montre l’impact de la restauration du quartier du Petit-Champlain par Gérard Paris.

Cécile Larouche interviewe Gérard Paris sur ses motivations de la manière dont son projet a revitalisé un quartier laissé à l’abandon jusqu’en 1977.

Le reportage nous présente aussi Claude Paradis, un résident du Petit-Champlain, qui a assisté à sa transformation, de même que des commerçants et des artisans et artisanes qui y sont installés.

Don de Dieu feray valoir

La devise de la Ville de Québec a trouvé depuis 1985 un allié très utile avec l’UNESCO et son intégration aux sites patrimoniaux mondiaux.

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