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Les parents d'élèves de Beausoleil s'opposent au déménagement de leur école

L'École Beausoleil.

L'École francophone Beausoleil offre des classes de la maternelle à la 3e année.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

L'association des parents d'élèves de l'École francophone Beausoleil, d'Oak Bay, près de Victoria, a lancé une pétition pour contester « l'expulsion » des élèves des locaux actuels tant qu'un nouveau bâtiment scolaire n'est pas construit.

La commission scolaire du Grand Victoria (SD61), propriétaire des locaux du 1623, rue Banks où l'École Beausoleil est installée depuis 2015, veut récupérer ses locaux pour y aménager des classes pour ses élèves anglophones dès la rentrée 2021.

Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF), locataire des bâtiments de la rue Banks, est donc à la recherche de bâtiments ou d'un terrain à vendre pour y installer l'École Beausoleil de manière permanente.

En attendant la construction de la nouvelle école, le CSF a obtenu qu'à la rentrée prochaine les 86 élèves de l'École Beausoleil soient installés dans des salles de classe préfabriquées sur le terrain de l'École élémentaire Braefoot, à 6 km au nord de l'emplacement actuel.

Or, l'Association des parents d'élèves de l'École Beausoleil s'oppose à ce déménagement. Sa présidente, Erinne Branter, estime que le terrain de l'École Braefoot n'est pas adéquat.

On a peur que nos enfants soient dans la même cour et utilisent les mêmes installations extérieures que les autres familles de l'École Braefoot, explique-t-elle. Dans les écoles, il y a des [groupes fermés], alors si on met deux écoles de deux districts entièrement différents ensemble, en ce moment, ce n'est peut-être pas la chose la plus sécuritaire.

Erinne Branter sur son lieu de travail, une clinique vétérinaire.

Erinne Branter a deux enfants scolarisés à l'École Beausoleil.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Par ailleurs, Erinne Branter craint que l'incertitude qui pèse sur l'avenir de l'école ne dissuade des parents d'y inscrire leur enfant pour la rentrée 2021, ce qui serait en contradiction avec la récente décision de la Cour suprême du Canada qui garantit l'éducation en français.

Par ailleurs, selon les parents, le déménagement des élèves dans des locaux modulaires est un énorme gaspillage de l'argent des contribuables , qui devrait plutôt être consacré à la construction de la nouvelle école.

Les parents d'élèves préféreraient donc que leurs enfants restent dans les locaux de la rue Banks jusqu'à ce que la nouvelle école soit construite.

Extrait de la décision de la Cour suprême du Canada du 12 juin 2020 :

Les ayants droit qui habitent dans le secteur de fréquentation proposé de Victoria Est sont en droit de faire instruire leurs enfants d’âge primaire dans une école homogène de la minorité pouvant accueillir 275 élèves (ou tout autre nombre convenu entre les parties) qui offre une expérience éducative réellement équivalente aux écoles avoisinantes de la majorité.

Les parents ont donc écrit à la nouvelle ministre de l'Éducation de la Colombie-Britannique, Jennifer Whiteside, et à la mairesse de Victoria, Lisa Helps, pour leur demander de se saisir du problème.

On a un conseil scolaire francophone qui est public, rappelle Erinne Branter. Le problème est que, pour mettre nos enfants dans des écoles, on est toujours en deuxième place pour les écoles physiques. Alors c'est difficile de se trouver un endroit permanent, un endroit où on a le droit de rester autant que d'autres enfants dans les écoles publiques.

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