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Joe Biden confirme la nomination de Janet Yellen à la tête du Trésor américain

Janet Yellen assise derrière un bureau.

Le président désigné Joe Biden a confirmé lundi la nomination à la tête du Trésor américain de Janet Yellen, ex-présidente de la Fed.

Photo : Associated Press / Andrew Harnik

Radio-Canada

Joe Biden a choisi Janet Yellen, ancienne présidente de la Fed, à la tête du Trésor américain, et a dévoilé quelques membres clés de son équipe économique, composée de minorités et de femmes, dont la priorité sera d'apporter un soutien « immédiat » au pays affecté par la pandémie.

Voici l'équipe [...] qui nous aidera à reconstruire notre économie encore plus forte que jamais, a annoncé le président désigné démocrate.

L'économie américaine est à la peine, avec un chômage à 6,9 %, le double d'avant la pandémie. La croissance enregistrée au troisième trimestre reste en baisse de 2,9 % par rapport au troisième trimestre de 2019.

Des nominations historiques

Si la nomination de Janet Yellen est confirmée par le Sénat, pour le moment à majorité républicaine, elle devrait devenir à 74 ans la première femme à diriger le Trésor – l'équivalent du ministère des Finances – après avoir été la première femme à présider la puissante Réserve fédérale (Fed) entre 2014 et 2018.

Notre pays est actuellement confronté à de grands défis, a réagi Janet Yellen sur Twitter peu après l'annonce officielle.

La première tâche de la future secrétaire au Trésor sera de faire voter en urgence un nouveau plan d'aide en faveur des plus vulnérables alors que celui du printemps expire.

Mais cela pourrait s'avérer d'autant plus ardu que les démocrates ne sont pas assurés de disposer en janvier de la majorité au Sénat, contrairement à l'administration de Barack Obama lors de sa prise de fonction en janvier 2009, en pleine crise financière.

Pour nous remettre [de cette crise], nous devons restaurer le rêve américain – une société où chaque personne peut atteindre son potentiel et rêver encore plus grand pour ses enfants, a ajouté Mme Yellen.

M. Biden a également annoncé lundi la nomination de Wally Adeyemo au poste de secrétaire adjoint au Trésor.

D'origine nigériane et présenté comme expert en politique macroéconomique, M. Adeyemo a notamment été directeur adjoint du Conseil économique national, conseiller à la sécurité nationale et chef de cabinet au Bureau de la protection financière des consommateurs.

S'il est confirmé, M. Adeyemo serait le premier secrétaire adjoint au Trésor afro-américain, a souligné M. Biden, qui a en outre choisi Neera Tanden, d'origine indienne, comme directrice du Bureau de la gestion et du budget.

Un gros plan de Neera Tanden.

Neera Tanden a été nommé comme directrice du Bureau de la gestion et du budget.

Photo : Associated Press / Mel Evans

Si le président élu a loué la carrière de Mme Tanden, ancienne conseillère d'Hillary Clinton pendant la campagne de 2016, cette nomination, qui ne fait pas l'unanimité parmi les démocrates les plus progressistes, pourrait être bloquée au Sénat, des républicains ayant déjà fait savoir qu'ils y étaient opposés.

Parmi les autres nominations, à noter celle de Cecilia Rouse, une autre femme, pour prendre la tête du Conseil des conseillers économiques du président. Là encore, une nomination inédite, relève M. Biden : Elle deviendra la première Afro-Américaine et seulement la quatrième femme à diriger ce Conseil en 74 ans d'existence.

Lutter contre les inégalités

Le nouveau président sera également entouré de Jared Bernstein, un proche de longue date, puisque celui-ci avait été son propre économiste en chef au cours des premières années de l'administration de l'ancien président Barack Obama.

Jared Bernstein sera membre du Conseil des conseillers économiques.

Jared Bernstein dans la salle de presse de la Maison-Blanche.

Jared Bernstein a été le conseiller économique de Joe Biden pendant la présidence de Barack Obama. On le voit ici lors d'un point de presse tenu à la Maison-Blanche le 19 octobre 2009.

Photo : Reuters / Kevin Lamarque

Enfin, Heather Boushey, qualifiée d'éminente économiste dont les travaux de recherche ont été centrés sur les inégalités économiques, sera également membre du Conseil des conseillers économiques du président, une agence au sein de la Maison-Blanche chargée d'aider à élaborer la politique économique nationale et internationale.

Plusieurs postes incontournables dans l'élaboration de la politique économique doivent encore être pourvus : le représentant américain au Commerce (USTR) et le secrétaire au Commerce.

Ces nominations sont très attendues à l'étranger alors que l'administration Trump a mené une guerre commerciale contre la Chine et a bousculé les relations commerciales avec les principaux alliés des États-Unis.

L'équipe prend forme

Même si elle n'est pas encore complète, Joe Biden a estimé que son équipe était composée de fonctionnaires novateurs qui aideront les communautés les plus durement touchées par la COVID-19 et s'attaqueront aux inégalités structurelles de notre économie.

Il a assuré que ceux-ci travailleront sans relâche pour s'assurer que chaque Américain bénéficie d'un juste retour pour son travail et d'une chance égale de progresser.

Le démocrate, qui prendra ses fonctions dans une économie qui peine à se remettre du choc provoqué par la pandémie, a aussi estimé que cette équipe ressemblait aux États-Unis d'Amérique.

Sa vice-présidente désignée Kamala Harris a rappelé que l'objectif de l'administration Biden serait d'ouvrir l'économie de manière responsable.

Biden discute avec Guterres de coopération

Joe Biden s'est entretenu lundi avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, auprès duquel il a évoqué la nécessité d'un partenariat renforcé pour combattre la pandémie de coronavirus et le changement climatique, a rapporté l'équipe de transition du président élu des États-Unis.

Antonio Guterres assis seul à une table de conférence.

Antonio Guterres est le secrétaire général des Nations unies.

Photo : Reuters / MIKE SEGAR

Crise sanitaire et environnement sont deux domaines pour lesquels Donald Trump a rejeté toute approche multilatérale. Le président américain sortant a décrit le changement climatique comme un canular et retiré les États-Unis de l'Accord de Paris sur le climat.

Il a par ailleurs suspendu le financement américain à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et entamé un processus de retrait de l'organisation. Joe Biden a promis de ramener les États-Unis dans l'Accord de Paris et de les maintenir au sein de l'OMS.

En plus de la pandémie de coronavirus et du changement climatique, Joe Biden et Antonio Guterres ont discuté de la nécessité de garantir la paix et la sécurité et de résoudre les conflits, en faisant la promotion de la démocratie et des droits de l'homme, ont fait savoir les services de Biden dans un communiqué.

Le président élu des États-Unis a fait part de sa préoccupation à propos de l'escalade des violences en Éthiopie.

Biden invité à un sommet de l'OTAN

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg a annoncé avoir proposé au président élu américain Joe Biden d'organiser un sommet de l'Alliance à Bruxelles après sa prise de fonction en janvier 2021 afin de prendre d'importantes décisions.

Jens Stoltenberg parle en conférence de presse.

Jens Stoltenberg est le secrétaire général de l'OTAN.

Photo : Reuters / Francois Lenoir

J'ai invité Joe Biden à participer à un sommet de l'OTAN au début de l'année prochaine, à une date qui reste à fixer, pour discuter d'importants sujets, notamment des décisions à prendre sur le maintien ou le retrait de la mission de l'Alliance en Afghanistan , a-t-il annoncé au cours d'une conférence de presse.

Le président américain Donald Trump a décidé de réduire le contingent américain de la mission Resolute Support de l'OTAN en Afghanistan qui compte actuellement 11 000 militaires, dont plus de la moitié ne sont pas américains, a précisé Jens Stoltenberg.

La mission va se poursuivre malgré le retrait des forces américaines, qui réduit la présence américaine en Afghanistan, mais des décisions difficiles devront être prises en 2021 si les talibans ne respectent pas leurs engagements , a insisté le secrétaire général de l'Alliance.

L'adaptation de l'OTAN au nouvel environnement sécuritaire mondial, le renforcement militaire de la Russie, la montée en puissance de la Chine, les tensions entre les alliés sont autant de sujets à aborder entre les dirigeants de l'Alliance au cours d'un sommet, a-t-il souligné.

Joe Biden est un grand partisan de l'OTAN. Il connaît bien l'Alliance et c'est une bonne chose pour nous, a souligné Jens Stoltenberg dans une allusion aux difficultés rencontrées pendant la présidence de Donald Trump.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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