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Traçage de la COVID-19 : le travail complexe des infirmières

Une femme au téléphone devant un ordinateur porte un masque.

Au Nouveau-Brunswick, ce sont des infirmières de la santé publique qui s'occupent de contacter les personnes qui reçoivent un diagnostic de COVID-19 et de retracer tous leurs contacts.

Photo : AP / Rick Bowmer

On s'est habitué à entendre parler du traçage depuis le début de la pandémie. Qui l'effectue et comment ça se passe? Nicole Poirier est une infirmière en santé publique depuis plus de 20 ans. Mener des enquêtes lors d’éclosions de COVID-19 est aujourd’hui son travail.

Une grande équipe de la santé publique du Nouveau-Brunswick se met à la tâche lorsque de nouveaux cas sont rapportés. Le premier contact avec la personne qui reçoit un test positif doit se faire le plus rapidement possible.

Nicole Poirier avec un masque en main.

Nicole Poirier, infirmière en santé publique

Photo : Gracieuseté/GNB

Le contact avec le cas se fait habituellement à l’intérieur de l’heure de l’avis que le cas est positif, explique Mme Poirier en entrevue à La matinale.

La santé de la personne est la priorité de l’équipe de traçage, mais dès le premier appel il faut déterminer où la personne atteinte de la COVID-19 a été et qui elle a fréquenté.

On veut aussi déterminer quels sont les endroits où l’exposition au virus aurait pu arriver. On veut aussi savoir avec qui elle aurait pu avoir des contacts étroits, donc qui est à risque d’avoir la maladie, indique l’infirmière de Moncton.

Lors de la conversation, l’équipe essaie aussi de déterminer depuis quand la personne est contagieuse. De là, il est possible d'identifier les personnes qui doivent se placer en isolement pour deux semaines.

Si la personne n’a pas de symptômes, on va quand même lui dire qu’elle s’isole parce qu’elle peut aussi être positive sans symptômes ou elle peut transmettre la maladie. On va donc leur demander de s'isoler pour une période de 14 jours depuis le dernier contact avec le cas.

Nicole Poirier, infirmière en santé publique

Selon la vulnérabilité de la personne ou de son emploi, l’enquête pourrait être poussée plus loin pour déterminer les facteurs de risque. Une personne qui travaille dans un milieu très achalandé, comme un hôpital ou une école par exemple, peut avoir eu plus de contacts.

On a eu des personnes dont la liste de contacts était dans les centaines, a indiqué l’infirmière.

À la recherche de la vérité

L’équipe de traçage doit aussi s’assurer que les personnes contactées disent la vérité. Elle ne cherche pas à blâmer un citoyen pour une éclosion, mais bien à éviter que la situation n'empire.

Une personne entre dans l'établissement.

Lorsqu'une éclosion est déclarée, les infirmières de la santé publique doivent contacter rapidement les contacts de la personne malade pour éviter la propagation de la maladie.

Photo : Radio-Canada

Certainement, il y a des gens qui sont un peu timides avec ce qu’ils partagent, mais avec l’approche et les habiletés de nos infirmières qui travaillent en santé publique, on peut avoir une discussion pour voir comment on peut aider les autres. Aider son entourage. Aider sa population. On n’est pas là pour pointer du doigt, précise Mme Poirier.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Lundi matin, 119 personnes étaient atteintes de la COVID-19 au Nouveau-Brunswick. Il s’agit d’un nouveau record pour la province. Environ 2000 personnes étaient en isolement.

Une éclosion se termine habituellement après 28 jours. La Santé publique doit s’assurer que la personne infectée n’est plus contagieuse tout comme ses contacts qui ont été en isolement.

Dans ce cas là, avec tous les contacts, on détermine qu’il n’y a plus de transmissibilité, de risque au public, là on peut déterminer que le cas et les contacts sont fermés, dit-elle.

Avec des informations de Martine Blanchard de La matinale

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