•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Muskrat Falls : T.-N.-L. tarde à adopter les recommandations de la commission d’enquête

Portrait du juge Richard LeBlanc.

Le rapport du juge Richard LeBlanc, rendu public en mars dernier, dénonce l'inaction du gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador face au fiasco financier de Muskrat Falls.

Photo : Radio-Canada / Marie Isabelle Rochon

Radio-Canada

Huit mois après la publication du rapport de la Commission d’enquête sur Muskrat Falls, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador n’a mis en œuvre que 3 des 17 recommandations du juge Richard LeBlanc.

Aucune de sept recommandations jugées les plus importantes par le juge n’a encore été adoptée.

Le juge LeBlanc, dont le rapport épingle les gouvernements précédents et les fonctionnaires qui ont failli à leur tâche de surveiller la société d’État Nalcor Energy, a recommandé une liste de mesures portant notamment sur la transparence et l'existence de documents pour justifier la prise des décisions.

Ces recommandations visent aussi à éliminer les règles qui permettent à Nalcor de ne pas partager de l’information avec le gouvernement pour des raisons commerciales et à assurer que des experts indépendants examinent les projets d’infrastructures de plus de 50 millions de dollars.

Le gouvernement blâme la pandémie

Face aux critiques, le ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de la Technologie soutient que la pandémie a retardé le processus.

Andrew Parsons rappelle que le rapport a été rendu public le 10 mars et que la province a recensé ses premiers cas de COVID-19 quelques jours plus tard. Mais il assure qu’un comité chargé d’examiner les recommandations est à l’œuvre.

Andrew Parsons devant un micro.

Andrew Parsons, ministre de l'Industrie de Terre-Neuve-et-Labrador

Photo : Radio-Canada / Patrick Butler

« Non, nous n’avons pas réalisé les progrès que nous aurions aimé réaliser. Mais, en même temps, ça ne veut pas dire que le rapport ne fait qu'accumuler la poussière sur une étagère. »

— Une citation de  Andrew Parsons, ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de la Technologie

L’objectif est de mettre les recommandations en oeuvre, promet-il.

Il indique que certaines mesures qui doivent être adoptées par la Chambre d’assemblée de Terre-Neuve-et-Labrador seront présentées aux députés au cours de la session du printemps.

Il indique aussi qu’une révision de la Loi sur l’accès à l’information est en cours et devrait se terminer l’an prochain.

Des inquiétudes liées aux délais

Pourtant, certains critiques du projet préviennent des conséquences de ne pas adopter plus rapidement les recommandations du rapport.

Ron Penney, le président d’un regroupement de citoyens inquiets par le projet de Muskrat Falls, croit que l’examen des projets d’infrastructures de plus de 50 millions de dollars par des experts indépendants est d’une importance primordiale pour protéger les contribuables.

Il donne comme exemple concret la construction du nouvel hôpital psychiatrique de 330 millions de dollars à Saint-Jean, une structure qui sera érigée dans une zone inondable.

Bien que le gouvernement dit avoir bien évalué le projet et promet de prendre des mesures pour protéger les futures installations, M. Penney croit qu’une firme indépendante n’aurait jamais donné le feu vert au projet.

Le juge LeBlanc, qui voulait que certaines recommandations soient adoptées dans un délai de six mois, n'a pas commenté les délais. Nos questions ont été redirigées vers Barry Learmouth, l’un des avocats qui représentaient la commission d'enquête.

M. Learmouth rappelle qu'au final, c’est au gouvernement de décider s’il veut adopter les recommandations du rapport et quand il veut le faire.

Avec les informations de Terry Roberts, CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !