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L’écrivaine québécoise Dominique Fortier remporte le prix Renaudot des essais

La femme est photographiée en plan rapproché. Elle a la tête penchée de côté, appuyée sur sa main.

Dominique Fortier

Photo : Sophie Gagnon-Bergeron/Page Facebook de Dominique Fortier

Radio-Canada

Le jury qui décerne les prestigieux prix Renaudot a accordé sa faveur à Dominique Fortier et son livre Les villes de papier. C'est la première fois que cette distinction est remise à une plume québécoise.

Elle faisait partie des trois finalistes dans la catégorie essai, aux côtés de David Baily, pour L'autre Rimbaud, et de Frédéric Pajak, pour Manifeste incertain 9.

L’écrivaine française Marie-Hélène Lafon a remporté le prix dans la catégorie des romans pour Histoire du fils.

Dans son œuvre qui amalgame roman, biographie et essai, Dominique Fortier imagine la vie de la poète américaine Emily Dickinson, qui a vécu au 19e siècle, mais dont on ne sait presque rien.

Rejointe tôt lundi après l'annonce de son prix, l'autrice avait toujours peine à y croire. « Ce n'est pas quelque chose qui arrive dans la vraie vie. Le prix Renaudot, ce n'est pas quelque chose qui est remis à un ouvrage québécois », a-t-elle souligné en entrevue à l'émission Tout un matin.

Elle s'est dite très heureuse que son livre, paru aux éditions Alto en 2018 au Québec, connaisse une deuxième vie avec ces marques de reconnaissance à l'international. L'ouvrage, publié en France chez Grasset en septembre, était également en lice pour le prix Femina, finalement remis à Serge Joncour.

Son livre trouve un écho particulier cette année, parce qu'Emily Dickinson, qui aurait vécu une bonne partie de sa vie recluse, selon ce qu'on sait de sa vie, est presque une professeure de confinement, selon elle. Elle ne l'a pas fait par contrainte. [...] Moi j'y vois une affirmation de sa liberté.

On a tous l'impression que nos vies se sont rétrécies depuis le mois de mars dernier, parce qu'il y a plein de choses qui nous ont été enlevées. [...] Dickinson nous apprend à affiner notre regard, à regarder ce qui est autour de nous [...], et peut-être à tourner le regard vers le dedans.

Le Goncourt à Hervé Le Tellier

Les noms des lauréates des prix Renaudot ont été annoncés lundi, tout juste après le dévoilement du gagnant de la plus haute distinction littéraire française, le prix Goncourt. Hervé Le Tellier l'a remportée avec son roman L'anomalie, publié chez Gallimard.

L'attribution du Goncourt était initialement prévue le 10 novembre, mais avait été reportée au 30 novembre en soutien avec les librairies, contraintes de fermer en France. On avait espoir qu'elles seraient alors rouvertes, et elles ont, en effet, rouvert leurs portes le 28 novembre, sous certaines conditions. Les prix Renaudot sont traditionnellement remis le même jour.

On ne s'attend jamais à un prix comme le Goncourt. D'abord, on n'écrit pas pour l'avoir, et puis on ne peut pas s'imaginer l'avoir, a déclaré le lauréat Hervé Le Tellier lors d'une visioconférence, lundi, aux côtés de son éditeur, Antoine Gallimard.

Il a reçu la faveur de 8 membres du jury de 10 personnes. Les deux autres avaient préféré L'historiographe du royaume (Grasset), de Maël Renouard.

Huitième roman d'Hervé Le Tellier, 63 ans, L'anomalie raconte les suites d'un événement étrange, à savoir un vol Paris-New York qui se produit deux fois, avec les mêmes passagers, à quelques mois d'intervalle.

Outre Maël Renouard, les deux autres finalistes étaient la Camerounaise Djaili Amadou Amal, avec Les impatientes (Emmanuelle Colas), et Camille de Toledo, avec Thésée, sa vie nouvelle (Verdier).

Avec les informations de Agence France-Presse

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