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Énoncé économique : Ottawa fera connaître l'ampleur du déficit

Chrystia Freeland et Justin Trudeau

La ministre fédérale des Finances, Chrystia Freeland, doit donner un compte rendu des dépenses du gouvernement Trudeau dans les programmes de lutte contre la pandémie.

Photo : Reuters / PATRICK DOYLE

Radio-Canada

Le gouvernement de Justin Trudeau va présenter lundi à 16 h sa première mise à jour économique depuis près d'un an.

La ministre des Finances Chrystia Freeland doit donner un compte rendu complet des dépenses du gouvernement dans les programmes de lutte contre la pandémie.

En juillet, le portrait économique de son prédécesseur Bill Morneau prévoyait que le déficit atteindrait un record de 343,2 milliards de dollars. Selon certaines estimations, il pourrait être maintenant plus élevé.

L'énoncé devrait présenter des mesures pour soutenir les personnes vulnérables et celles touchées plus durement par la pandémie, selon ce qu'a appris CBC.

Le gouvernement pourrait annoncer de nouvelles dépenses, comme la mise en place d'un système national de garde d'enfants et des secours pour les secteurs en difficulté, comme l'industrie aérienne, le tourisme et la restauration, qui devront se remettre de la pandémie.

Selon le chef conservateur Erin O'Toole, le gouvernement libéral doit faire deux choses pour stimuler la reprise économique : offrir un meilleur plan sur la façon dont il déploiera les vaccins et intensifier la distribution des tests rapides.

Il ne peut y avoir une économie à part entière, une économie en croissance, des gens qui travaillent, des gens productifs sans les outils pour que cela se produise en cas de pandémie. Ces deux outils sont des tests rapides et un vaccin, a-t-il souligné.

En entrevue à l'émission Tout le monde en parle dimanche, il a accusé le premier ministre Justin Trudeau de ne pas avoir fait preuve du leadership nécessaire depuis l'arrivée de la COVID-19 au pays.

Aide accrue pour les aînés

Le Bloc québécois espère une aide accrue pour les aînés. Il propose notamment d'augmenter de 110 $ par mois la pension de sécurité de vieillesse pour les 65 ans et plus.

Il demande aussi la mise en place d'un crédit d'impôt pour la construction et l'adaptation de logements intergénérationnels afin que les aînés puissent rester chez eux. Il veut aussi que le crédit d'impôt pour soins à domicile soit octroyé automatiquement plutôt que sur présentation de reçus.

Les aînés sont les gens les plus fragiles en matière de santé, de pouvoir d'achat et d'isolement. Depuis le début de la pandémie, ils n'ont reçu qu'un seul chèque de 300 $ et de 500 $ pour ceux qui ont droit au supplément de revenu garanti. Le gouvernement doit augmenter immédiatement et durablement le pouvoir d'achat des aînés, a déclaré la porte-parole du Bloc québécois pour les aînés, Andréanne Larouche.

Lutte contre les changements climatiques

Le porte-parole du NPD en matière de finances, Peter Julian, a envoyé une lettre de trois pages à Chrystia Freeland l'exhortant à agir sur divers fronts pour aider les familles canadiennes en difficulté pendant la pandémie.

Il réclame notamment des mesures concrètes pour établir un régime national d'assurance-médicaments et une stratégie nationale de garde de jour pour aider les femmes qui ont été touchées de manière disproportionnée par la pandémie.

M. Julian demande à la ministre Freeland d'aider les communautés autochtones, d'abandonner les plans du gouvernement de payer le pipeline Trans Mountain et d'intensifier la lutte contre les changements climatiques.

La cheffe du Parti vert, Annamie Paul, souhaite que le gouvernement présente un plan pour accélérer la transition du Canada vers une économie neutre en carbone. Nous sommes optimistes quant à la disponibilité d'un vaccin pour la COVID-19 l'année prochaine et nous devons donc nous préparer à la suite des événements, a déclaré Mme Paul par voie de communiqué.

Des cibles claires

Quant au directeur parlementaire du budget, Yves Giroux, il espère que la ministre Freeland profitera de l’énoncé économique pour établir des cibles claires pour les finances publiques du Canada.

Avant la COVID, le gouvernement actuel avait un ratio dette/PIB qui allait en décroissant au fil du temps. Ça, c'est une cible budgétaire, a-t-il expliqué en entrevue aux Coulisses du pouvoir. Ce n’est pas le choix de la cible qui importe, autant que le fait d’en avoir une, et pour l’instant le gouvernement n’a pas encore de cible.

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC News

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