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La magie des cerfs-volants pour déjouer la pandémie

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L'homme manipule un cerf-volant multicolore avant de le lancer dans les airs.

Jacques Bujold invite tous ses concitoyens à profiter du contexte actuel pour découvrir ou redécouvrir la pratique du cerf-volant.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Depuis quelque temps, plusieurs cerfs-volants flottent souvent dans le ciel, au-dessus du parc Germain-Deslauriers, à Carleton-sur-Mer. Ce spectacle aérien multicolore est l'œuvre de Jacques Bujold, un lucaniste – un amateur de cerf-volant –, qui cherche à partager sa passion avec la population.

Jacques Bujold est dans le monde artistique depuis 35 ans. Il fait des spectacles dans les écoles. La COVID a tout immobilisé, mais en même temps, elle lui a fait redécouvrir cette activité.

Dès que les conditions le permettent, il fixe ses cerfs-volants et les offre en spectacle aux passants.

Selon ce résident de Maria, de nombreuses idées préconçues entourent son loisir.

On dit, par exemple : "Un cerf-volant, c’est fait pour les enfants. Un cerf-volant, c’est fait pour le mois de juillet." Mais non, dit-il. On est ici en plein mois de novembre avec des flocons de neige et ça vole!

En octobre, le lucaniste a mis sur pied une boutique ambulante de cerfs-volants. Une seule adresse : le ciel.

Trois cerfs-volants sur fond de ciel mi-bleu, mi-nuageux.

Jacques Bujold se plaît à dire que l'adresse de sa boutique est « le ciel ».

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Quelqu’un me demandait à quel endroit j’aurais pignon sur rue, raconte-t-il. Je n’en ai pas besoin parce que dans un magasin, des cerfs-volants, c’est des morceaux de nylon dans des sacs en plastique, tandis qu’ici, déployés, ils deviennent des cerfs-volants.

Selon Jacques Bujold, le cerf-volant est l'une des rares activités de plein air quatre saisons, accessibles à tous. Il y a les contemplatifs et les sportifs. Même une personne handicapée en fauteuil roulant peut faire voler son cerf-volant, selon lui.

Jacques Bujold fait voler son cerf-volant.

Le parc Germain-Deslauriers, à Carleton-sur-Mer, a tout l'espace nécessaire à la pratique du cerf-volant.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Il y en a des petits, légers, faciles à monter, pour les enfants, il y a en a des plus grands, des plus lourds qui vont avoir une force de traction plus grande pour la corde, précise-t-il.

Le cerf-volant est aussi un moyen de contempler le ciel et d’entrer en contact avec les gens.

Quand je fais voler mes cerfs-volants, j’ai toujours des gens qui viennent me jaser, qui me disent de belles phrases, des phrases quasi poétiques, confie-t-il.

Une dame qui me dit "merci de mettre de la couleur dans le ciel gris de Carleton en cette période de pandémie", juste ça, tu viens de recevoir un salaire.

Jacques Bujold, lucaniste

Jacques Bujold invite tous ses concitoyens à profiter du contexte actuel pour découvrir ou redécouvrir la pratique du cerf-volant.

Jacques Bujold tient son cerf-volant.

Pour le lucaniste gaspésien, la pratique du cerf-volant est aussi un prétexte pour favoriser les contacts humains.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Qu’ils viennent se joindre à moi, même avec la COVID, ce n’est pas un rassemblement illégal, on est loin l’un de l’autre, soutient-il. Mettez-en, de la couleur dans le ciel! Moi, ce que je veux, c’est qu’on mette de la couleur dans ce ciel gris là. Et qu’on parle d’autres choses, c’est un peu ça aussi. On écoule les nouvelles, les statistiques... Non, moi, je vais faire voler mes cerfs-volants.

Jacques Bujold a baptisé son entreprise L’antre des lucanistes. Il invite les gens qui possèdent un cerf-volant à le ressortir pour aller le rencontrer.

D’après le reportage d’Isabelle Larose

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