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« À genoux », les éducatrices en CPE dénoncent des conditions injustes et risquées

Des enfants et leurs éducatrices sont assis en cercle sur un tapis ludique et jouent de la flûte.

Selon le FSSS-CSN, les conditions de travail des éducatrices en CPE sont inacceptables (archives).

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Radio-Canada

Les éducatrices en centres de la petite enfance (CPE) lancent un cri du cœur au gouvernement de François Legault pour obtenir une reconnaissance de leur travail. Elles déplorent le fait qu'elles ne sont pas rémunérées quand elles sont en attente d'un résultat de test de dépistage lié à la COVID-19 ou en quarantaine.

Ces travailleuses se disent épuisées et demandent que leur travail soit reconnu par Québec.

Les conditions de travail dans les CPE sont inacceptables pour Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Présentement, ce que les travailleuses doivent faire, c'est piger à même leurs congés, explique-t-elle. Il y en a plusieurs dont la banque est déjà vide. Il y en a plusieurs qui ont dû piger dans les vacances à venir.

Selon Mme Longchamps, plusieurs songent à quitter la profession tant l’épuisement est important.

Elles sont déjà à genoux. Je ne les ai jamais senties aussi désespérées.

Lucie Longchamps, vice-présidente à la FSSS-CSN

Le Parti libéral réagit

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de famille, Marc Tanguay, critique aussi le fait que les éducatrices doivent travailler durant la période des Fêtes, alors que des rassemblements seront permis.

On va leur demander de laisser le réseau ouvert alors qu’il y aura des rassemblements durant les fêtes, explique-t-il. Elles l’ont elles-mêmes souligné : c’est mettre leur santé et leur sécurité, et celles de la population, à risque.

Notre réseau de services de garde, ça pourrait être notre cheval de Troie.

Marc Tanguay, porte-parole du Parti libéral en matière de famille

Questionné par Radio-Canada, le cabinet du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a indiqué par courriel qu'à la différence des écoles, tous les services de garde sont autonomes, et que chaque employeur a le contrôle sur la gestion de son personnel.

Le cabinet du ministre Lacombe ajoute qu'advenant une fermeture demandée par la santé publique à la suite d'une éclosion, l'ensemble du personnel du CPE serait rémunéré.

Avec les informations de Jennifer Boudreau

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