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Les nouvelles restrictions sanitaires isolent particulièrement les aînés

Judith Hodgson et son mari, Camil Dufort, portant des masques.

Judith Hodgson dit que malgré l'isolement et les problèmes de santé, elle et son mari Camil Dufort traversent la deuxième vague du mieux qu'ils le peuvent.

Photo : Judith Hodgson

Radio-Canada

Une résidente d'un foyer pour personnes âgées à Victoria affirme que le retour à des mesures strictes de prévention de la COVID-19 entraîne une anxiété et un isolement accrus chez les aînés.

Judith Hodgson vit avec son mari, Camil Dufort, à la maison de retraite Ross Place, où tout le monde doit rester dans son appartement.

Nos repas arrivent à la porte dans des boîtes, pas toujours chauds, dit-elle. Beaucoup d’entre nous n’ont pas de "visiteur essentiel" et beaucoup d’entre nous ne verront pas leur famille ou un ami à Noël. Mais nous espérons tous que cela aidera le nombre de cas de COVID à diminuer.

Les préoccupations de Mme Hodgson font écho à celles soulevées dans deux rapports distincts publiés en novembre par l’Association des soignants de la Colombie-Britannique et par Isobel Mackenzie, la représentante des aînés de la province.

Tout ce que je veux pour Noël, c'est un câlin.

Judith Hodgson, résidente d'une maison de retraite

Terry Lake, président de l’Association des soignants, affirme qu'il n'y a eu à ce jour aucun cas de visiteurs ayant introduit la COVID-19 dans des centres de soins de longue durée.

Mme Mackenzie a exhorté la province à assouplir les restrictions aux visiteurs après qu'un sondage réalisé par son bureau a révélé que les restrictions nuisent à la santé des résidents de ces foyers.

Dans une interview à l’émission On the Island de CBC, Mme Hodgson raconte que pendant l'été, lorsque les cas de COVID-19 ont diminué et que les restrictions ont été assouplies, les résidents ont bénéficié d'une liberté accrue et de liens sociaux renouvelés.

Nous sommes retournés dans les salles à manger, illustre Mme Hodgson. Nous avons repris quelques exercices dans les couloirs et certaines personnes ont pu rendre visite à leurs familles et amis.

Ces jours de liberté relative se sont terminés avec l'arrivée de la deuxième vague de COVID-19 en Colombie-Britannique.

Pendant ce temps, Mme Hodgson s'inquiète de la solitude des autres résidents. Beaucoup ont 90 ans ou plus et ne peuvent pas visiter leur famille. D'autres sont terriblement seuls.

Selon Mme Hodgson, les résident essaient de se soutenir par des appels téléphoniques, des salutations dans les couloirs et des rendez-vous à distance.

Mais elle trouve difficile de rassembler l'énergie et l'optimisme qui l'ont aidée à traverser la première vague de la pandémie : Depuis trois jours, je ne suis pas sortie sauf pour ramasser mon courrier et je suis une personne sociale. Et donc je trouve ça vraiment difficile.

Elle aimerait également parler à un manifestant anti-masque.

Nous voulons juste rencontrer l'une de ces personnes qui refusent de porter un masque et qui parlent de leur liberté personnelle, et les amener vivre dans un établissement pendant une semaine et voir ce qu'elles en pensent, imagine Mme Hodgson.

Je pense que mes droits s'arrêtent là où les vôtres commencent.

Avec les informations d’On the Island.

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