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Marianne Farley a réalisé son premier long métrage en pleine pandémie

Portrait en gros plan de Marianne Farley.

Marianne Farley a remis son chapeau de réalisatrice pour son premier long métrage, «Au nord d'Albany».

Photo : Pascale Thérien pour La Luz Portraits

Radio-Canada

La comédienne Marianne Farley, qui avait trempé dans la réalisation une première fois avec le court métrage Marguerite (2017), a tourné son premier long métrage en pleine pandémie de COVID-19. Au nord d’Albany est basé sur une mésaventure qui lui est réellement arrivée il y a quelques années.

Il y a plusieurs années, j’étais avec mes deux garçons en voiture. J’étais allée visiter mon frère [aux États-Unis] et, en revenant au Québec, ma voiture est tombée en panne, tout près du parc des Adirondacks, un endroit où il n’y pas de réseau cellulaire. Il n’y a que des forêts et quelques petits villages, explique la réalisatrice au micro de René Homier-Roy à Culture club.

Ça a vraiment été une histoire d’horreur. Je suis restée prise chez mon frère pendant une semaine; il y avait la transmission à changer sur la voiture. Ça m’a coûté une fortune.

C’est donc ce mauvais souvenir qui a jeté les bases du scénario d’Au nord d’Albany, un drame familial coscénarisé avec Claude Brie, l’ancien conjoint de Marianne Farley.

Recréer les États-Unis à Châteauguay

Le film devait être tourné aux États-Unis, mais la pandémie de COVID-19 a bouleversé tous les plans de la réalisatrice, qui a finalement dû recréer des paysages de nos voisins du Sud à partir du Québec, notamment à Châteauguay, à Sutton, à Abercorn et dans les Laurentides.

Il a fallu recréer les Adirondacks de toutes pièces, [mais] on a la chance au Québec d’avoir des architectures assez variées, affirme la réalisatrice, qui a fait beaucoup de repérage l'an dernier dans les Adirondacks.

J’avais au-dessus de 500 photos sur lesquelles me baser pour recréer ce petit village-là, qui, en fait, n’existe pas vraiment.

La pandémie a également forcé l'équipe de production à repousser le tournage à l'automne, plutôt que durant l'été, comme il était initialement prévu. Un défi supplémentaire, avec les feuilles qui commençaient déjà à tomber.

Ça a été un beau défi d’horaires. [...] On a tourné les scènes extérieures le plus possible au début du tournage, avec une planification en amont, qui nous a permis de finir avec les locations intérieures.

Céline Bonnier en peu de mots

Marianne Farley ne connaissait pas personnellement Céline Bonnier, qui tient le premier rôle – elle ne l’avait même jamais rencontrée –, mais elle avoue avoir eu un coup de foudre pour l'actrice.

J’étais à la recherche d’une actrice qui pouvait autant être forte, entêtée même, que douce et vulnérable. Céline, pour moi, c’est une grande actrice, mais c’est aussi quelqu’un qui a un très large éventail au niveau de son jeu, donc c’était vraiment l’actrice parfaite pour le projet.

Le choix de Céline Bonnier a aussi été influencé par la capacité de l'actrice à briller d'intensité à l'écran, même lorsque son personnage est plutôt laconique. En effet, le scénario d'Au nord d'Albany laisse peu de place aux dialogues.

Je pense que parce que je suis comédienne à la base, je n’aime pas la surexposition. Je trouve qu’on demande souvent aux acteurs d’expliquer l’histoire au lieu de leur demander de la vivre.

J’aime beaucoup les silences. Je trouve qu’ils parlent mieux et beaucoup plus que les mots, parfois.

Marianne Farley
Tournage du film Au Nord d'Albany, de Marianne Farley

Marianne Farley ne regrette pas d'avoir tourné son film malgré la pandémie.

Photo : Courtoisie

Tourner en pandémie : un choix sensé?

Il y a des jours où c’était le fun; d’autres où ce l’était moins, disons, avoue Marianne Farley au sujet du tournage de son film.

Il y a une journée où j’ai dû reporter une scène au lendemain, parce que Céline avait eu trop de rapprochements physiques avec différents personnages. Quand on parle de rapprochements, c’est à au moins un mètre de distance, et on avait un 15 minutes maximum par jour par personnage.

C’est un film sur la famille, mais c’est une famille qui est déchirée, en fait, donc c’est un scénario qui s’y prêtait bien. Il n’y avait pas de gros conflits, pas de scènes de sexe, pas de scènes de rapprochements tant que ça... Je ne l’aurais pas fait si ça avait voulu dire de charcuter mon scénario.

Malgré les difficultés supplémentaires d'un tournage restreint par les mesures sanitaires, Marianne Farley ne regrette pas son choix.

Ça s’est bien passé, somme toute. Je n’ai pas eu à faire de trop gros compromis reliés à la COVID et, ultimement, l’année prochaine, on ne sait pas où on va en être. [...] Je vais être ailleurs l’année prochaine et je ne voulais pas perdre le momentum.

Une sortie pour Au nord d'Albany est prévue à l’automne 2021 ou à l’hiver 2022.

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