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Hugo Simoneau, le petit gars de Saint-Ulric, surprend le monde équestre américain

Le cavalier sur sa monture contourne un baril très rapidement

Hugo Simoneau lors de sa performance en Oklahoma

Photo : collaboration Kenneth Springer

Le trentenaire Hugo Simoneau, de Saint-Ulric, a remporté une deuxième place au championnat mondial Barrel Futurities of America (BFA), avec une performance qui a surpris le monde équestre américain.

Il performait dans la catégorie Superstakes, faisant participer des chevaux de trois ans, qui en sont à leur première compétition.

Son résultat est du jamais vu, selon lui.

C’est énorme, estime-t-il. On était 60 compétiteurs, surtout des gens des États-Unis, mais aussi d’autres pays. Il y avait aussi d’autres Canadiens et tout le monde était bien excité de ça. C'est la première fois qu’un Canadien se classe deuxième dans cette compétition-là.

Le Superstakes est un parcours en forme de trèfle où il faut contourner des barils le plus rapidement possible sans les faire tomber.

L'ami et homme de confiance d'Hugo Simoneau au Québec, Charles St-Onge, donne la mesure de son exploit : Son temps était de 15 secondes et 6 dixièmes, précise-t-il. C’est considéré bon pour un cheval expérimenté. C'est pour ça que c’est exceptionnel.

Il en coûte 5000 $ pour s’inscrire à cette compétition dont le grand prix est de 100 000 $ et le deuxième, de 35 000 $.

Hugo Simoneau lors de la remise de prix.

Hugo Simoneau lors de la remise de prix, en compagnie de sa conjointe Audrey Leduc et de leur jumeaux. On aperçoit aussi le propriétaire de la jument, l'Ontarien Richard Wincikaby

Photo : collaboration Kenneth Springer

Hugo Simoneau courait pour un propriétaire ontarien avec la jument Maggy, de race Quarter Horse, qu’il entraîne depuis plusieurs mois.

Ils me l’ont envoyée quand elle avait 18 mois pour la préparer pour cette course-là, mentionne l’entraîneur et cavalier.

L’été au Québec, l’hiver au Texas

Hugo Simoneau possède un ranch à Saint-Damase, en Montérégie, où il passe ses étés pour y entraîner des chevaux et participer à des courses. L’hiver, il demeure à Aubrey, au Texas. C’est le premier hiver où je vais participer à une saison de course complète, dit-il.

Hugo Simoneau a commencé à compétitionner à l’âge de dix ans. J’avais la passion des chevaux, raconte-t-il. Mes parents n'en possédaient pas, mais moi, j’en voulais un absolument. J’ai vendu mon motocross pour pouvoir m’en acheter un!

J’ai commencé à gagner des courses à Matane, puis au niveau régional et provincial, ajoute-t-il. J’ai eu la chance d’avoir des parents qui m'ont toujours encouragé dans ce que je faisais.

Hugo Simoneau a une vie bien remplie avec sa conjointe Audrey Leduc et ses jumeaux Billie Rose et Jamie.

Hugo Simoneau a une vie bien remplie avec sa conjointe Audrey Leduc et ses jumeaux Billie Rose et Jamie.

Photo : collaboration Abigail Boucher Bédard

Il a finalement fait de sa passion un métier. Il entraîne des chevaux de compétition pour divers propriétaires québécois et ontariens.

C’est un peu plus tard qu’il a commencé à se déplacer aux États-Unis pour se perfectionner.

La culture des chevaux est très forte là-bas, constate-t-il. Ici, la compétition est un loisir. Là-bas, c’est une industrie où il y a énormément d’argent en jeu.

Cette deuxième place permet à Hugo Simoneau de se faire un nom dans le domaine. Ça me fait connaître aux États-Unis, il va donc avoir potentiellement des clients américains qui vont vouloir m’envoyer des chevaux à entraîner et ça va faire grossir ma clientèle, prévoit-il.

Le cavalier, dont la vie est plutôt bien remplie, puisqu’il est père de jumeaux de huit mois, se prépare à d’autres compétitions cette saison.

Difficile de percer dans le domaine

Un cavalière course avec son cheval dans un circuit de barils.

Une cavalière en pleine course (archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Ce qu’il a réussi impressionne Charles St-Onge. C'est très difficile de percer dans ce domaine-là et d’en faire un métier, explique-t-il. Il est parti de rien. À un moment donné, c’était devenu compliqué pour lui de transporter ses chevaux à partir de Saint-Ulric.

Alors il a fait le saut et a décidé de louer une écurie à Oka. Il est parti avec son camion et son trailer. Il avait fait son cours pour faire un métier dans la construction, mais il n’a jamais travaillé là-dedans.

Charles St-Onge se dit fasciné par son positivisme et sa détermination.

Sa force, c’est d’être capable de faire équipe avec un aussi jeune cheval. On dirait qu’il a un sixième sens. Il y a des choses qu’il est capable de percevoir chez un cheval, mais pas nous. C’est comme si son corps parlait au cheval.

Charles St-Onge, ami d’Hugo Simoneau

Charles St-Onge se dit aussi épaté de voir comment Hugo Simoneau résiste au stress. Il gère beaucoup de pression, fait-il valoir. Il monte des chevaux qui ne lui appartiennent pas pour des clients qui investissent des sommes importantes.

Selon Charles St-Onge, Hugo Simoneau fera encore parler de lui. C’est juste le jour 1 d’une autre étape, dit-il. Il veut finir premier, pas deuxième. C’est un gagnant. Son nom est maintenant inscrit parmi les meilleurs aux États-Unis.

Selon lui, ce résultat donne à Hugo Simoneau une visibilité incroyable.

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