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Au moins 30 membres des forces afghanes tués dans un attentat-suicide

Deux membres des forces de sécurité afghanes.

Les forces de sécurité nationale afghanes surveillent l'extérieur d'un complexe militaire après l’attentat à la voiture piégée près de Ghazni.

Photo : Reuters / MUSTAFA ANDALEB

Agence France-Presse

Au moins 30 membres des forces afghanes ont été tués dans un attentat-suicide à la voiture piégée contre une de leurs bases dimanche matin dans la province de Ghazni (est), selon des responsables.

Trente corps et 24 blessés ont été amenés à l'hôpital. Tous sont des membres des forces de sécurité, a déclaré à l'AFP Baz Mohammad Hemat, directeur de l'hôpital de Ghazni.

Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur Tareq Arian, le kamikaze a utilisé une voiture remplie d'explosifs, dans le district de Deh Yak, vers 7 h 30 du matin.

Le kamikaze a foncé directement à l'intérieur de la base avec un véhicule Humvee, puis l'a fait exploser, a quant à lui déclaré à l'AFP le porte-parole du gouverneur de Ghazni, Wahidullah Jumazada.

L'attaque n'a pas été revendiquée pour l'instant, mais la province de Ghazni est le théâtre de combats sans relâche entre les forces afghanes et les talibans.

Le ministère de la Défense n'a dénombré que 10 morts et sept blessés dans un communiqué publié en début d'après-midi, mais minimise souvent les bilans de ce type d'incident.

Des soldats de l'armée afghane.

Des soldats de l'armée afghane surveillent un complexe militaire après l'explosion d'une voiture piégée près de la ville de Ghazni.

Photo : Reuters / MUSTAFA ANDALEB

Un autre attentat-suicide à la voiture piégée a tué un civil et en a blessé 20 autres dimanche matin, dans la ville de Qalat, capitale de la province de Zabol (sud), a indiqué à l'AFP le chef de la police provinciale Hekmatullah Kochi.

L'attaque - qui n'a pour l'instant pas été revendiquée - visait la voiture du chef du conseil provincial de Zabol, Atta Jan Haqbayan, qui a été blessé, a-t-il précisé.

S'ils ont arrêté de cibler les forces américaines dans le cadre de l'accord avec les États-Unis signé en février à Doha, les talibans n'ont fait cependant qu'intensifier leurs violences contre les forces afghanes depuis.

Ils les attaquent quotidiennement à travers le pays malgré les pourparlers de paix entre les deux camps toujours en cours au Qatar.

Ces négociations ont débuté le 12 septembre, mais avancent à un train de sénateur en raison notamment de mésententes sur les simples règles de discussions. Les deux parties n'ont pas pu non plus se mettre d'accord sur un cessez-le-feu.

Des violences qui n’épargnent personne

Les violences touchent aussi les civils. Mardi, au moins 14 d'entre eux ont été tués dans le centre de l'Afghanistan quand deux bombes ont explosé à Bamiyan, une ville célèbre pour ses bouddhas détruits par les talibans - et pourtant considérée comme la moins dangereuse du pays.

Ces explosions n'ont pas été revendiquées.

Au cours des six derniers mois, les talibans ont mené 53 attaques-suicides et commis 1250 attentats, qui ont fait 1210 morts et 2500 blessés parmi les civils, avait déclaré le ministère de l'Intérieur la semaine dernière.

Le groupe djihadiste État islamique a également revendiqué des attaques sanglantes à Kaboul ces dernières semaines, dont deux contre des centres éducatifs, ainsi que des tirs de roquettes, qui ont tué plus de 50 civils.

Pendant ce temps, les troupes américaines continuent à quitter le pays. Washington s'est en effet engagé à retirer toutes ses troupes d'Afghanistan d'ici mi-2021 en échange de garanties sécuritaires de la part des insurgés, selon l'accord signé entre les deux camps.

Depuis la signature du texte, le soutien aérien des forces américaines aux forces afghanes a drastiquement diminué.

Le Pentagone a annoncé mi-novembre le retrait de quelque 2000 soldats d'Afghanistan d'ici le 15 janvier : cinq jours avant la prise de fonctions du président élu Biden, il n'en restera plus que 2500.

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a rencontré le gouvernement afghan et les talibans séparément à Doha la semaine dernière, et appelé à une réduction significative de la violence et une accélération des pourparlers.

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