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Vols d'identité dans l'enseignement : une victime demande de resserrer les lois

L'enseignant François Charland demande au gouvernement de légiférer pour prévenir l'utilisation de données volées.

François Charland est enseignant dans la région de Québec. Il a été victime de vol d'identité.

François Charland est enseignant. Originaire de Sherbrooke, il a été victime de vol d'identité.

Photo : Radio-Canada

L'arrestation vendredi de trois suspects dans l'affaire de vol d'identité commis sur le site du gouvernement du Québec vient donner une lueur d'espoir aux victimes.

Quelque 51 400 enseignants se sont fait voler leurs données personnelles par des fraudeurs qui ont eu accès à un simple code d'accès et à un mot de passe sur le site du gouvernement du Québec. Au total, la fraude pourrait néanmoins s'étendre à 360 000 enseignants qui étaient en poste à l'époque ou retraités en 2017-2018.

La fin d'une tourmente?

L'enseignant de mathématique originaire de Sherbrooke François Charland a été plongé dans cette tourmente en décembre 2017. Au lendemain de Noël, il est contacté par une compagnie de téléphonie cellulaire pour confirmer l'acquisition de deux nouveaux appareils. Des appareils dont il n'avait jamais fait la demande!

À partir de ce moment, il doit se débattre plus d'une douzaine de fois pour prouver que des prêts avaient frauduleusement été contractés en son nom.

On n'a pas eu à payer ces dettes-là, mais ça gruge du temps et de l'énergie. Tu es constamment en train d'appeler deux ou trois compagnies et passer des heures au téléphone

François Charland, enseignant victime de vol d'identité

Avec l'arrestation de trois suspects par la Division des enquêtes sur la criminalité financière de la Sûreté du Québec, l'enseignant espère que justice pourra enfin être rendue.

On est contents, parce que le dossier avance. Là, on se dit qu'il y a des têtes, des personnes. Est-ce qu'on va pouvoir porter des accusations?, se demande-t-il.

Il craint qu'en l'absence de pertes financières, les dommages moraux encourus puissent ne pas être considérés à leur juste valeur. C'est du temps, de la pression énorme, du stress, mais on ne peut pas chiffrer si on a des taux d'intérêt qui sont désavantageux à cause de ça, se désole-t-il.

Il ignore également si les informations volées ont pu être transmises à d'autres personnes malveillantes qui pourraient continuer de perpétrer des fraudes.

Légiférer pour la prévention

François Charland implore Québec de venir mieux encadrer le domaine du prêt afin de mettre des bâtons dans les roues des fraudeurs qui lui font la vie dure depuis trois ans.

Que ce soit de dire : écoutez, on fait l'évaluation de votre dossier de crédit, revenez dans deux jours chercher votre commande. Si quelqu'un est prêt à s'endetter de 10 000 $ pour des électros, par exemple, il peut bien être prêt à attendre, déclare-t-il.

Les fraudeurs sont habiles, ils ont trouvé certaines failles. Déjà de mettre des balises plus strictes on pourrait peut-être casser l'intérêt de certains fraudeurs de commettre ces crimes-là.

François Charland, enseignant victime de vol d'identité

L'enseignant originaire de Sherbrooke appelle également les autres potentielles victimes de ce vol de données personnelles à faire preuve de vigilance en surveillant attentivement leur dossier de crédit.

Pour sa part, le ministre de l'Éducation n'a pas voulu commenter cette affaire, puisque l'enquête policière est toujours en cours.

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