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Très convoités cette année, les sapins de Noël naturels trouvent preneurs plus tôt

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Coupe de l'arbre de Noël dans un champ.

L'autocueillette se prête bien aux exigences sanitaires liées à la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

L'engouement pour les sapins de Noël naturels est très fort et très hâtif cette année en Gaspésie. La demande est telle que des producteurs de la Baie-des-Chaleurs ont décidé d'ouvrir leurs champs plus tôt qu'à l'habitude pour permettre aux familles de choisir leur sapin.

Comme elle se passe à l'extérieur, l’autocueillette se prête bien aux contraintes sanitaires liées à la COVID-19 et les clients s’y plient de bonne grâce, constate la copropriétaire des Plantations de la Baie, Édith Roussel.

Édith Roussel, copropriétaire des Plantations de la Baie, sourit, tuque de père Noël sur la tête.

Édith Roussel, copropriétaire des Plantations de la Baie

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

On s’adapte, dit-elle. On reçoit les gens sur rendez-vous, jamais plus de 25 à la fois durant des plages de 30 minutes. Aussi, on tient un registre de visiteurs au cas où la santé publique en aurait besoin. Les gens répondent très bien à ces mesures.

Avec son associé, Christian Roy, elle a dû aussi composer avec un manque de main-d'œuvre. Seuls sept des 12 travailleurs étrangers qu’ils embauchent habituellement sont parvenus à se rendre en Gaspésie et ils sont arrivés plus tard que d’habitude. On a dû laisser des choses de côté dans notre production, raconte-t-elle.

Il y a eu des hauts et des bas, mais au final, ce sera une bonne année. Ça nous a fait découvrir une capacité d’adaptation qu’on ne se connaissait pas.

Édith Roussel, copropriétaire des Plantations de la Baie
Christian Roy, propriétaire des Plantations de la Baie à Carleton-sur-Mer

Christian Roy, copropriétaire des Plantations de la Baie à Carleton-sur-Mer

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le couple prévoit écouler deux fois plus de sapins sur le marché local.

Habituellement, on en vend entre 200 et 300 ici, à l’autocueillette, et jusqu’à 900 dans les points de vente en Gaspésie, précise Mme Roussel. Mais cette année, on s’attend à en vendre 1500. Le marché local demeure notre priorité.

Au total, ils auront réussi à mettre en marché plus de 20 000 sapins, dont 80 % sont destinés aux États-Unis et ailleurs au Canada.

La COVID fait naître de nouvelles traditions

La pandémie pousse certaines familles à adopter pour la première fois la tradition de couper son propre arbre de Noël.

Frédérike Lemay-Borduas

Frédérike Lemay-Borduas

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Nos familles sont toutes à l’extérieur de la Gaspésie, mentionne Frédérike Lemay-Borduas. Dans le contexte actuel, cette année, on reste en Gaspésie, donc on s’est dit que c’était une belle occasion d’avoir un sapin de Noël à l’intérieur.

Papa transporte le sapin choisi. Maman tient le bébé dans ses bras.

Maude-Émilie Poirier ne manquerait pour rien au monde ce moment privilégié réconfortant.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

La tradition est déjà bien implantée dans la famille de Maude-Émilie Poirier.

On trouve que c’est vraiment un beau moment, toute la tradition entourant le fameux sapin, on vient le chercher, on le fait en après-midi, on boit un chocolat chaud... Ça fait du bien, ça fait du bien à l’âme.

Maude-Émilie Poirier, cliente

On voit que les gens ils veulent avoir un Noël, constate Christian Roy. Ils se disent "on ne sera pas beaucoup", mais ils veulent avoir un sapin.

Engouement aussi à Saint-Siméon

Le producteur inspecte un sapin.

Le producteur Louis Bigaouette (archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Louis Bigaouette, copropriétaire des Productions Arbi de Saint-Siméon, observe aussi un engouement plus grand et plus hâtif.

Ils veulent mettre de la lumière dans leur vie, suppose-t-il. Ils viennent pour réserver leur arbre ou pour le couper tout de suite.

L’entrepreneur croit que ses quelque 200 sapins trouveront preneurs rapidement.

D’après le reportage d’Isabelle Larose

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