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La COVID-19 donne du fil à retordre aux friperies de l'Est du Québec

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Les dons sont nombreux dans les friperies de l'Est-du-Québec, malgré une importante pénurie de main-d'œuvre.

Les craintes liées à la COVID-19 engendrent une diminution du personnel, majoritairement composé d'aînés.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

La pandémie cause bien des maux de tête dans plusieurs friperies de l'Est-du-Québec, qui doivent jongler avec une importante pénurie de main-d'œuvre.

Dans ces établissements, ce sont surtout les craintes liées à la COVID-19 qui engendrent une diminution du personnel, majoritairement composé d'aînés.

À la boutique Recyk et Frip de Sept-Îles, les responsables doivent composer avec cet important défi, alors que l'organisme à but non lucratif doit traiter une quantité record de dons, depuis le début de la pandémie.

Maryse Gagnon.

Maryse Gagnon, directrice générale de Recyk et Frip

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

La directrice générale de Recyk et Frip, Maryse Gagnon, affirme que cette situation a obligé l'équipe de la friperie à trouver des espaces de stockage supplémentaires.

C'était vraiment un grand besoin parce que sans ces choses-là, on ne pourrait pas en venir à bout.

Maryse Gagnon, directrice générale de Recyk et Frip

Place de Ville nous a offert un local pour l'année, pour être capable de ranger notre surplus de matériel. On a une location à d'autres endroits, Équipements Nordiques nous a prêté un conteneur à l'extérieur, illustre-t-elle.

Une panoplie de dons se trouvent dans les friperies de l'Est-du-Québec, malgré un important manque de main d'œuvre.

Les friperies de l'Est-du-Québec doivent traiter une quantité record de dons, depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

De plus, pour alléger la tâche du personnel pendant le temps des fêtes, la directrice générale de Recyk et Frip demande la collaboration du public.

Si on veut que les gens aient vraiment un congé, va falloir demander à la population, entre le 19 décembre et le 4 janvier, de limiter les dons, précise-t-elle.

Un manque de civisme dénoncé à La Pocatière

La pénurie de bénévoles se fait également sentir au Centre d’Aubaines Lions de La Pocatière, qui a dû réduire ses heures d'ouverture.

L'organisme a également dû fermer sa chute à linge, destinée à recevoir les dons du public, afin d'assurer un respect des mesures sanitaires.

Des dons se trouvent en mauvais état à l'extérieur des friperies.

Le Centre d’Aubaines Lions ne peut recevoir les dons que sur rendez-vous, les lundis et mardis en après-midi.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Selon le trésorier du centre, Jocelyn Lavoie, il est maintenant fréquent de constater le manque de civisme de plusieurs donateurs.

On arrive des fois, le lundi matin, et il y a une pile de vieux linge, des sacs de vidanges éventrés parce que les gens en laissent le samedi, puis d'autres gens viennent fouiller dedans le dimanche, viennent tout éventrer ça, c'est tout sale, c'est dans la rue, raconte-t-il.

S'il pleut, ça devient tout dégueulasse, ça va directement aux poubelles, on ne peut pas faire autrement.

Jocelyn Lavoie, trésorier du Centre d’Aubaines Lions de La Pocatière

Jusqu'à nouvel ordre, le Centre d’Aubaines Lions ne peut recevoir les dons que sur rendez-vous, les lundis et mardis, de 13 h à 16 h.

D'après les informations de Marc-Antoine Mageau

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