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Des entreprises locales réussissent à tirer leur épingle du jeu à l'occasion du Vendredi fou

Des produits de Sophie Perreault sur une étagère.

Sophie Perreault s'est tournée vers le virtuel cette année pour faire connaître ses produits.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Le Vendredi fou battait son plein le 27 novembre en pleine pandémie de COVID-19. Des commerçants locaux ont tenté de se démarquer à l’occasion de cette journée.

Cette année aura été très spéciale en raison de la pandémie pour l'artiste Sophie Perreault, connu sous le pseudonyme Pero, qui se spécialise dans la personnalisation artistique d’objets.

Elle s’affaire à remplir les demandes de son carnet de commandes dans son petit atelier de Gatineau. Je pense qu’on accueille ce qu’on a semé au fil des années, s’exclame-t-elle.

Les commandes explosent. Tellement, que Mme Perreault peine à croire ce qui lui arrive en pleine pandémie. Elle a même décidé cette année de créer son propre Vendredi fou.

Moi j’appelle ça mon événement coloré [le vendredi fou], parce qu’on est dans mon atelier, j’aime apporter de la couleur et du bonheur, dit-elle.

En tant que petite entreprise, sa conception du Vendredi fou est bien différente des grands magasins puisqu’elle offre des objets personnalisés. Il faut savoir si on veut y aller de façon agressive, ce qui n’est pas mon cas. […] Si je diminue la qualité du travail que j’ai mis pour offrir un 30 %, je ne suis pas une multinationale, je n’en ai pas 50 de prêts à partir. J’y vais avec l’inventaire que j’ai, explique-t-elle.

Plutôt que d’offrir un même produit plusieurs centaines de fois, elle préfère produire à petite échelle.

Sophie Perreault confectionne un de ses produits.

Sophie Perreault en action.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Pour moi, de ne pas avoir un gros volume, ça donne encore un cachet plus spécial.

Sophie Perreault, artiste

En raison de la pandémie de la COVID-19, bien des entreprises locales ne peuvent profiter des marchés de Noël habituels. C’est sûr que c’est déstabilisant […] de ne pas pouvoir voir les gens qui reviennent d’année en année, qui veulent te découvrir, qui veulent toucher, qui veulent manipuler les produits, se désole l’artiste.

Mais grâce à la technologie, elle a tout de même pu profiter d’une autre forme de visibilité. J’ai été plus présente en événement virtuel, j’ai montré mon atelier, montré comment je fabrique, raconte-t-elle.

Innover pour se démarquer

L’entreprise Créations All de Gatineau a aussi profité de la technologie. Je pense que c’est important d’avoir une présence sur Internet, sur les réseaux sociaux tout au long de l’année vraiment pour avoir de la visibilité et pour se démarquer, soutient sa fondatrice, Anne-Lise Massie-Plante.

Pour préparer la période des fêtes, l’entreprise a fait appel à des influenceurs pour faire connaître ses produits. Cette année, on a travaillé avec des influenceurs justement pour agrandir notre public, présenter nos produits et ça nous permet aussi d’avoir une visibilité avec des gens qui n’ont jamais entendu parler de nous ailleurs que dans l’Outaouais, partout au Québec, renchérit Mme Massie-Plante.

Anne-Lise Massie-Plante, fondatrice de Créations All sourit derrière des décorations de Noël.

Anne-Lise Massie-Plante, fondatrice de Créations All.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

C’est des sacs cadeaux réutilisables parce qu’on le sait, le papier, dans le temps des fêtes, ça fait beaucoup de déchets et les gens ont envie d’avoir des alternatives et en plus une alternative qui est fait à Gatineau ça les intéresse encore plus.

Anne-Lise Massie-Plante fondatrice de Créations All

L’entreprise s’est adaptée à la COVID-19 en produisant des masques, des sacs réutilisables et des décorations de Noël. Tout a changé depuis le début de la pandémie, mais ça a amené de nouveaux défis. On s’est vraiment réinventé là-dedans et ça nous a permis d’être encore plus à l’écoute de nos clients, dit-elle.

L’entrepreneure a pu profiter de l’engouement pour les produits locaux à l’occasion du Vendredi fou. Cette année pour le Black Friday [Vendredi fou], c’est certain que les gens étaient très contents d’encourager des produits faits ici, et nous à cause des réseaux sociaux, on montre la production [et] les gens voient nos installations, se réjouit-elle.

Avec les informations de Christian Milette

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