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Le Dépanneur Sylvestre présente son plan de relance

L'extérieur du bâtiment où logeait le Dépanneur Sylvestre, avant sa fermeture.

Le Dépanneur Sylvestre, à Hull, est fermé depuis plus d'un an, après avoir été touché par un incendie. En contexte de pandémie, sa survie est menacée.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le conseil d'administration du Dépanneur Sylvestre a présenté samedi matin son plan de relance lors d’une séance d’information virtuelle. L’avenir de l’organisme sera connu le 16 décembre prochain lors de son assemblée générale annuelle.

Il y a plus d’un an, le local du Dépanneur Sylvestre a été dévasté par un incendie. Aujourd'hui, ses activités sont suspendues, pandémie oblige. À cela s’ajoute un manque de fonds qui a mené à l’abandon de son local.

Le Dépanneur Sylvestre, à Hull, a pour mission de combattre l’isolement en offrant diverses activités sociales, comme des soupers collectifs.

Le plan de relance est proposé par le Conseil d’administration après une série de consultations, entrevues et groupes de discussion avec des bénévoles, usagers et partenaires de l’organisme.

Le Dépanneur propose donc de se réinventer. On propose de changer le nom. Un des problèmes, c’est que pour des gens de l’extérieur, […] c’est quoi ça un dépanneur qui offre des repas, un dépanneur qui fait des spectacles ? On ne comprend pas, a expliqué la présidente du conseil d’administration, Colette Coughlin.

Si le nom Dépanneur plaisait dans le passé, l’organisme pourrait désormais s’appeler Espace Sylvestre. Au lieu d’être un dépanneur qui a ses portes ouvertes le plus possible […] là, on vise plus sur avoir un espace où les gens peuvent venir travailler ensemble, dans le sens de faire du bénévolat pour accueillir des gens, a-t-elle souligné.

Une femme en entrevue avec Radio-Canada, devant l'immeuble où logeait le Dépanneur Sylvestre.

Colette Coughlin, présidente du conseil d'administration du Dépanneur Sylvestre (archives).

Photo : Radio-Canada

Même si on a choisi de garder ce nom-là au début parce qu’on aimait l’idée qu’on dépannait les gens, là, on propose de changer le nom pour l’Espace Sylvestre.

Colette Coughlin, présidente du conseil d’administration du Dépanneur Sylvestre

Les membres en règle de la Coopérative de solidarité du Dépanneur Sylvestre pourront aussi choisir les cinq valeurs les plus importantes de l’organisme à l’aide d’un sondage.

Le plan de relance prévoit la création de deux comités de programmation des activités et de recherche d’un nouveau local. Par le passé, quand on a recherché des locaux, on en a trouvé un assez intéressant, mais c’était impossible d’avoir une rampe d’accès pour les personnes en [fauteuil roulant], a raconté Mme Coughlin.

Le conseil propose notamment l’embauche d’un coordonnateur pour soutenir les bénévoles ainsi que la sélection, la location et l’aménagement d’un nouveau local afin de permettre la reprise des activités.

Une assemblée générale annuelle décisive

Deux options se présentent à l’organisme. Lors de son assemblée du 16 décembre, si le plan de relance est adopté, le Dépanneur Sylvestre compte aller de l’avant avec son plan de relance.

Si au contraire le plan n’est pas adopté, le conseil entamera le processus de fermeture de l’organisme. Est-ce que ça a fait son temps ? Est-ce qu’on est prêt à passer à autre chose ? C’est vraiment de voir la volonté de la communauté, a indiqué Colette Coughlin.

Ça a été parti par la communauté, ça doit continuer au niveau de la communauté.

Colette Coughlin, présidente du conseil d’administration du Dépanneur Sylvestre

L’assemblée générale annuelle permettra aussi d’élire le conseil d’administration de l’organisme.

Un besoin de bénévoles

La séance d’information permettra aux bénévoles d’entamer une réflexion d’ici le 16 décembre, selon la présidente. On voyait ça comme une période de réflexion pour que les bénévoles se manifestent et s’engagent formellement, a souligné Mme Coughlin. Ce qui est déterminant, c'est la participation de la communauté.

Plusieurs bénévoles étaient présents dont Nadia Fleury qui œuvre au sein de l'organisme depuis 2005. Cette dernière a été renversée par le juste portrait qui a été présenté samedi.

Je me disais, je ne sais pas si ça va reprendre [...] et suite à cette rencontre, il ne fait aucun doute pour moi que c’est définitif que le dépanneur va reprendre, ça remplit un besoin dans la communauté, a mentionné Mme Fleury.

Un autre bénévole de longue date, Jean-Pierre Maheu y va du même constat. Ils ont travaillé très fort et sur plusieurs mois pour nous présenter un plan pour survivre à toutes ces catastrophes de feu, de perte de local et de COVID-19, a insisté M. Maheu.

Une chose est certaine, tous les bénévoles présents ont hâte de remettre la main à la pâte et de reprendre la mission du dépanneur Sylvestre : celle de mettre de la vie dans le quartier Wrightville.

Avec les informations d'Ismaël Sy

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