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La vie de Leonard Cohen en bande dessinée

Dessin d'un homme marchant sur le trottoir, une cigarette à la bouche et une guitare dans son étui à la main.

En couverture de la bande dessinée : Leonard Cohen, cigarette au bec et guitare à la main, passant devant le Ben's Deli, un ancien restaurant iconique de Montréal qui lui était cher.

Photo : Drawn & Quarterly / Philippe Girard

Radio-Canada

Le dessinateur Philippe Girard lancera l'an prochain Leonard Cohen : sur un fil, une bande dessinée romanesque qui retrace la vie de Leonard Cohen. C’est sa passion tant pour Montréal que pour l’artiste qui a nourri son crayon.

« L’album The Future, je l’ai écouté au moins 1000 fois. Je l’adore. Je l’ai vu dans le métro et la rue à Montréal, mais j’étais trop timide pour aller lui parler », raconte Philippe Girard en entrevue avec la chroniqueuse culturelle du 15-18, Katerine Verebely.

Dès la mort de Leonard Cohen, le 7 novembre 2016, Philippe Girard a pensé qu’il y avait un beau livre à produire sur ce grand artiste. Par ce qu’il décrit comme de la pudeur et en pensant que quelqu’un le ferait, il s’est abstenu d’aller de l’avant. Mais je n’arrêtais pas d’y penser et j’avais le goût de dessiner Montréal. Puis j’ai entendu une chanson de Leonard Cohen à la radio et je me suis alors dit que je devais arrêter de tourner autour du sujet, explique Philippe Girard.

Il ajoute qu’il ne voulait pas seulement parler de l’artiste, mais de Leonard Cohen le Montréalais. Pour moi, il était important que Montréal soit au centre du projet.

Quelles vies de Cohen raconter?

De Montréal à Los Angeles en passant par la Grèce, la vie de Leonard Cohen est riche et diverse. Ça ferait une bande dessinée de 500 pages si on racontait tout, affirme Philippe Girard. Comment a-t-il choisi?

Leonard Cohen est un homme qu’on a déclaré mort au moins 10 fois dans sa vie, mais qui renaît de ses cendres chaque fois. Il était extrêmement résilient et capable de se réinventer. J’ai donc décidé de parler de Leonard Cohen le phénix, celui qui finit toujours par rebondir, même quand il est à genoux et à terre.

Pour tricoter son histoire autour de ce thème, Philippe Girard a dessiné l’étoile de David, a inséré la mort de Leonard Cohen au centre et a décidé que chaque pointe de l’étoile représenterait une décennie. Et pour chaque décennie, j’allais avoir une chanson, une femme et un objet.

Le livre part donc de la mort de l’artiste, puis recule aux années 1960, pour revenir à sa mort et repartir dans les années 1970. J’ai ainsi fait le tour d’événements marquants et qui expliquent, à mes yeux, pourquoi Leonard Cohen a réussi à rebondir aussi souvent dans sa vie, précise Philippe Girard.

Le bédéiste mentionne que cette bande dessinée romanesque aura un deuxième tome, dont le cœur sera un chandelier juif à neuf branches. La branche centrale sera le [fleuve] Saint-Laurent et les autres seront chacune une [des] artère[s] de la ville de Montréal qui permettront d’explorer des souvenirs de Cohen.

Sur la page couverture du premier tome, on voit Leonard Cohen qui marche en tenant un étui de guitare.

Il revient d’un concert, il passe devant Ben’s Deli, un restaurant important de Montréal et pour Leonard Cohen. Sur sa guitare, il y a des pictogrammes qui sont des clins d'œil à certains des thèmes du livre. C’est Leonard Cohen à la fin de sa journée de travail, probablement la nuit, qui rentre chez lui comme n’importe quel travailleur montréalais, pas en limousine, pas en hélicoptère, mais à pied, en marchant dans les rues de sa ville, raconte Philippe Girard.

En français et en anglais

La bande dessinée sortira en français en mars 2021 aux éditions Casterman et en anglais le 5 novembre 2021, pour le cinquième anniversaire de la mort de Leonard Cohen, chez Drawn & Quarterly, une maison d’édition montréalaise.

Si le livre en français est publié par une maison d’édition française et non québécoise, c’est le choix de Philippe Girard. J’avais contacté des éditeurs français dès le départ, car ça ne me dérangeait pas de travailler avec un éditeur européen, à condition qu’on parle du Québec , précise le bédéiste.

Avec les informations de Katerine Verebely, chroniqueuse culturelle au 15-18.

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