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COVID-19 : l'Europe rouvre ses magasins, des villes américaines resserrent leurs règles

 Un homme passe devant le café Les Deux Magots, à Paris.

Un homme passe devant le café Les Deux Magots, à Paris.

Photo : Getty Images / ALAIN JOCARD

Agence France-Presse

Le cap des 400 000 morts de la COVID-19 a été franchi samedi en Europe, mais une partie du continent va rouvrir ses commerces cette fin de semaine à l'approche des fêtes de fin d'année. Pendant ce temps, des villes américaines imposent de nouvelles mesures pour lutter contre le coronavirus.

En France, tous les magasins ont rouvert samedi jusqu'à 21 h au maximum, couvre-feu oblige, en respectant un protocole sanitaire strict – un soulagement pour les commerçants avant Noël.

Je pense qu'on va avoir du monde pour voir le sapin, des familles, mais pas forcément un fort pouvoir d'achat, a estimé Manon, 29 ans, vendeuse aux Galeries Lafayette. Le grand magasin parisien a accueilli ses premiers clients sous les applaudissements d'une rangée de salariés.

Le pays a recensé vendredi près de 1000 nouveaux morts, un bilan qui inclut toutefois des décès survenus les jours précédents dans les maisons de retraite.

Deux femmes dans un magasin de vêtements.

Des clientes font leurs achats dans un magasin de vêtements le samedi 28 novembre 2020, à Paris.

Photo : Getty Images / ALAIN JOCARD

En Pologne, les centres commerciaux ont rouvert samedi. Irlandais et Belges devront en revanche attendre mardi pour retrouver leurs commerçants, même si le reflux de l'épidémie se confirme.

Les efforts et les sacrifices de chacun d'entre nous ont marché. Des vies ont été sauvées, s'est félicité le premier ministre de l'Irlande, Micheal Martin. La situation dans notre pays s'améliore, [...] mais il est important de maintenir le cap, a déclaré son homologue belge, Alexander de Croo.

Dimanche, trois nouvelles régions italiennes – Lombardie (nord), Piémont (nord-ouest) et Calabre (sud) – lèveront également leurs restrictions. Les bars et les restaurants y resteront cependant fermés, comme en France et en Belgique.

Des piétons portant un masque de protection à Londres.

Le 27 novembre 2020, des piétons portant un masque de protection pour lutter contre la propagation du coronavirus se promènent dans Oxford Street, au centre de Londres.

Photo : Getty Images / TOLGA AKMEN

La pandémie reste virulente en Europe, qui est au deuxième rang des régions les plus touchées, après l'Amérique latine et les Caraïbes : le cap des 400 000 décès a été passé samedi sur le continent, selon un bilan de l'AFP, et plus de 36 000 morts y ont été recensés ces sept derniers jours (36 147), soit le bilan hebdomadaire le plus lourd depuis le début de la pandémie.

Les pays européens les plus endeuillés sont le Royaume-Uni (57 551 morts), l'Italie (53 677 morts) et la France (51 914 morts).

En Allemagne (15 965 décès recensés), pourtant considérée comme un bon élève dans la lutte contre la COVID-19, il est possible que les restrictions se poursuivent dans les premiers mois de 2021, a prévenu samedi le ministre de l'Économie, Peter Altmaier, dans le quotidien Die Welt.

Cela dépendra surtout de l'arrivée d'un vaccin, a-t-il ajouté, alors que le pays enregistrait plus de 21 000 nouveaux cas en 24 heures.

À Chypre, les autorités ont décidé d'imposer un couvre-feu dès lundi. Et en Turquie, un couvre-feu en fonction de l'âge sera imposé dès samedi.

En Grande-Bretagne, après un nouveau confinement décidé par l'Irlande du Nord et le retour en Angleterre à un système d'alerte à trois niveaux, le Pays de Galles va durcir les restrictions visant les pubs et les restaurants pour limiter la circulation du virus avant Noël.

Ce n'est pas du goût de tous les Britanniques. Invoquant la Magna Carta, texte fondateur de la démocratie moderne, une coiffeuse près de Bradford, dans le nord de l'Angleterre, est devenue une héroïne chez les adversaires du confinement sur les réseaux sociaux. Elle a cumulé près de 30 000 dollars d'amendes pour avoir maintenu son salon ouvert malgré le confinement de quatre semaines instauré début novembre en Angleterre.

Des centaines de personnes ont par ailleurs participé à des manifestations interdites contre les restrictions sanitaires samedi à Londres, et plus de soixante ont été arrêtées, selon la police.

COVID-19             : ce qu'il faut savoir

Près de 61,6 millions de cas de COVID-19 ont été officiellement dénombrés dans le monde depuis le début de la pandémie et au moins 1 444 426 personnes y ont succombé, selon un bilan de l'AFP samedi. Les États-Unis restent le pays le plus endeuillé avec 264 866 morts, suivis du Brésil avec 172 561 décès.

L'incertitude quant à la COVID-19 a réduit les foules attendant au petit matin l'ouverture des magasins pour se jeter sur les bonnes affaires du Black Friday, et la ruée s'est faite sur Internet : les Américains ont dépensé en ligne vendredi 6,2 millions de dollars... par minute, soit un total de 4,5 milliards de dollars, selon le comptage publié vendredi soir par la société informatique Adobe Digital Insights.

Ce Vendredi fou et le Cyberlundi qui suivra pourraient devenir les deux jours de ventes en ligne les plus importants de l'histoire, a jugé Adobe.

Des passagers à l'aéroport international de Los Angeles.

Des passagers franchissent un point de contrôle à l'aéroport international de Los Angeles.

Photo : Getty Images / PATRICK T. FALLON

À Los Angeles, qui connaît une flambée de cas, les autorités ont interdit tous les rassemblements publics et privés d'individus n'appartenant pas au même foyer, à l'exception des offices religieux et des manifestations, pour trois semaines à partir de lundi.

San Francisco a quant à elle annoncé la mise en place d'un couvre-feu et d'autres restrictions à partir de lundi. Je ne sais pas comment être plus direct. Ce sont les temps les plus dangereux que nous affrontons pendant cette pandémie, a averti le maire, London Breed, sur Twitter.

Ne voyagez pas et ne vous rassemblez pas. Nous devons mettre ça sous contrôle et ne pouvons pas laisser les choses continuer à ce rythme, a-t-il demandé.

Le Japon subit également la deuxième vague de plein fouet. À Tokyo, les autorités ont demandé aux établissements servant de l'alcool, y compris les karaokés, de fermer à 22 h à partir de samedi, pour trois semaines.

L'archipel avait été relativement épargné jusqu'ici par la COVID-19 (un peu plus de 2000 décès et 135 400 infections) et n'avait pas imposé de confinement. Il est maintenant en présence d'un record d'infections quotidiennes.

Le coût économique de la pandémie est abyssal. L'Inde a annoncé vendredi un recul de 7,5 % de son produit intérieur brut de juillet à septembre, entrant ainsi officiellement en récession technique pour la première fois depuis son indépendance en 1947.

Le géant d'Asie du Sud, avec plus de 9,3 millions de cas, figure au deuxième rang parmi les pays les plus touchés du monde en nombre de personnes infectées, après les États-Unis.

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