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L'industrie touristique, durement frappée par la pandémie, cherche à rebondir

L'entrée d'un hôtel.

L'entrée d'un hôtel au centre-ville de Montréal

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'industrie touristique montréalaise se prépare avec un optimisme prudent à la prochaine année.

L'arrivée de vaccins et la réouverture possible des frontières font miroiter une plus grande affluence et de meilleurs revenus en 2021 qu'en 2020.

Les principaux acteurs de l'industrie ont participé vendredi au lancement d'un plan de relance présenté par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Tourisme Montréal.

Le constat établi lors de cette rencontre montre que l’industrie touristique vit des moments difficiles. Pour le secteur hôtelier, par exemple, le taux d’occupation l’été dernier a été de 15 %. Un établissement sur deux ne croit pas pouvoir survivre plus de 6 mois, et les deux tiers estiment qu’ils ne pourront pas tenir plus de 12 mois.

Eve Paré, la PDG de l’Association des hôtels du Grand Montréal, craint que les établissements montréalais soient rachetés par des capitaux étrangers, soulignant que 80 % des hôtels de Montréal sont détenus par des Québécois.

Le secteur de la restauration a lui aussi été durement touché par la pandémie. Selon les chiffres avancés, plus de 6 milliards de dollars ont été perdus durant cette pandémie à l’échelle de la province.

Pour le deuxième trimestre de l’année en cours, les restaurants de Montréal ont enregistré une baisse des ventes de 80 %, contre une baisse de 70 % ailleurs au Québec, dit François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales de l’Association des restaurateurs du Québec.

Le troisième trimestre a connu une amélioration, tout de même avec une baisse de 45 % à Montréal et de 22 % dans la province.

La salle à manger vide du restaurant Cochon Dingue de Sainte-Foy, à Québec.

Les restaurateurs n'ont toujours aucune indication du moment où ils pourront reprendre leurs activités en salle à manger.

Photo : Radio-Canada

Les conditions de la relance

Selon François Dumontier, président du Grand Prix du Canada, il est nécessaire d’assouplir la règle des 14 jours de quarantaine pour les touristes afin que ce grand événement international ait lieu en juin prochain.

Le calendrier de la formule 1 est sorti tout récemment et, malheureusement, un Grand Prix nous précède le week-end précédent. Ce sera impossible de faire une quarantaine, alors on a des défis devant nous certainement, explique M. Dumontier.

Pour sa part, le PDG du Parc olympique, Michel Labrecque, est convaincu que les amateurs de sports et de spectacles délaisseront un jour les écrans pour se rassembler.

On a mis en pause le bonheur d'être ensemble, mais on va vouloir prendre notre revanche, car on sent que le vaccin pointe, plaide-t-il. [...] Mettre les gens ensemble, fêter, voir un match de sport.

Pour attirer des visiteurs, toutefois, Montréal doit se distinguer des autres villes avec des événements différents, selon la présidente du Partenariat du Quartier des spectacles, Monique Simard, et le directeur général des festivals chez Spectra, Jacques Primeau.

L'an dernier, la grande région de Montréal avait accueilli 11 millions de visiteurs, un record, mais c'était avant la pandémie.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine et de Louis De Belleval

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