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COVID-19 : le Nouveau-Brunswick établit ses priorités pour la vaccination

Une femme reçoit une injection d'une infirmière dans le cadre d'une étude clinique.

Melissa Harting (à gauche), volontaire à une étude pour développer un vaccin contre la COVID-19, le 27 juillet 2020 à Binghamton, dans l'État de New York.

Photo : Associated Press / Hans Pennink

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick espère avoir sa juste part de doses d’un éventuel vaccin contre la COVID-19, et le gouvernement réfléchit déjà aux difficiles décisions qui l’attend.

La province compte recevoir 60 000 doses d’un vaccin en janvier. Avec au moins 200 000 Néo-Brunswickois âgés de 60 ans et plus, il est d’ores et déjà certain qu’il n’y aura pas assez de doses pour vacciner toutes les personnes vulnérables.

Il faudra donc y aller par ordre de priorité, avertissent les responsables de santé publique.

Le choix sera difficile, admet la docteure Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick. C’est le but de la priorisation, a-t-elle dit. Nous savons qu’il n’y en aura pas assez et que cela va être le programme d’immunisation le plus complexe jamais administré au pays.

Jennifer Russell au micro, entre des drapeaux du Nouveau-Brunswick.

La docteure Jennifer Russell, médecin hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick, le 22 octobre 2020 à Fredericton.

Photo : Radio-Canada

Les foyers de soins devraient être la priorité absolue du Nouveau-Brunswick, a dit le premier ministre Blaine Higgs. Nous devrons rapidement protéger les travailleurs de la santé et ensuite les personnes âgées.

Il y a une cinquantaine d’établissements de soins pour personnes âgées dans la province, et certains ont été le théâtre d’éclosions de maladie à coronavirus.

Selon l’Association des foyers de soins du Nouveau-Brunswick, il y a quelque 4800 lits dans ces établissements. Il y a au moins autant de personnes qui y travaillent, selon Simon Ouellette, un porte-parole du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) dans la province.

Il rappelle aussi qu’en plus des infirmières, le personnel d’entretien passe de chambre en chambre et doit être protégé, afin de réduire le risque de transmission du virus.

Le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB) estime qu’il y a 6400 infirmières dans la province.

Deux infirmières au centre hospitalier de Béthune Beuvry, en France, le 16 octobre 2020.

Des infirmières (archives).

Photo : Reuters / Pascal Rossignol

On compte environ 1875 médecins, selon le docteur Jeff Steeves, président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick. Parmi ceux-ci, il faudra prioriser ceux qui sont les plus exposés au coronavirus, dit-il.

Chris Hood, directeur général de l’Association des paramédics du Nouveau-Brunswick, fait valoir que les ambulanciers - ils sont environ 950 dans la province - ne savent pas toujours à quoi ils sont exposés lorsqu’ils sont dépêchés sur les lieux d’une urgence médicale. M. Hood souligne qu’il ne faudra pas oublier de les protéger.

Quant aux gens qui ont des maladies chroniques, le Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick indique que 11,6 % des adultes de la province ont de l’asthme, et 11,4 % font du diabète.

Le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, souhaite quant à lui voir les enfants d’âge scolaire vaccinés une fois que les personnes appartenant aux groupes les plus vulnérables auront été immunisées. Les plus jeunes tombent moins malades, mais ils peuvent être vecteurs de la maladie autant qu’une personne de n’importe quel âge, avait-il mentionné la semaine dernière.

Premières Nations

Le gouvernement fédéral entend distribuer aux provinces les premiers lots d’un vaccin contre la COVID-19 au début 2021 et ambitionne de vacciner 3 millions de Canadiens entre janvier et mars.

Les Premières Nations font partie des groupes les plus à risque face au virus, car la COVID-19 a affecté les communautés autochtones de façon disproportionnée, comparativement à la population canadienne en général.

Pour cette raison, la Dre Jennifer Russell souligne que ces communautés seront priorisées au Nouveau-Brunswick. Puisque les questions autochtones sont de compétence fédérale, il est possible qu’Ottawa réserve des doses pour ces communautés.

La vaccination du personnel des Forces armées canadiennes sera aussi la responsabilité du fédéral.

L’objectif du gouvernement du Nouveau-Brunswick est que 75 % des Néo-Brunswickois soient vaccinés contre la COVID-19, pour atteindre un niveau élevé de protection pour la société dans son ensemble. Cet objectif ne sera pas atteint avant l’automne 2021, ou même plus tard, selon la santé publique.

D’après les reportages de Jacques Poitras (CBC) et de Sophie Désautels

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