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Un Vendredi fou sans folie

Deux personnes marchent sous la neige avec des sacs de magasinage à Toronto le 22 novembre 2020. L'une d'elles est coiffée d'une tuque de Noël.

Dans un sondage réalisé par l'institution financière ATB en février 2020, soit avant la pandémie, 43 % des adultes canadien prévoyaient de dépenser environ 362 $ chacun pour le Vendredi fou.

Photo : La Presse canadienne / Carlos Osorio

Le Vendredi fou de cette année est sans folie et plutôt sobre en ce qui a trait aux achats en magasin. La peur d'être exposé à la COVID-19 a découragé un grand nombre d’Albertains d’aller faire la file devant les boutiques, comme c’était la tradition avant la pandémie.

Du côté des commerçants, ils doivent s’ajuster aux nouvelles restrictions imposées par la province depuis cette semaine. Ils ne peuvent accepter de clients qu’à hauteur de 25 % de la capacité de leur magasin.

Cette faible fréquentation pour un Vendredi fou a même surpris un couple d’acheteurs à Calgary, qui s’était levé tôt pour faire les boutiques.

Il y a moins de personnes que je le pensais, dit le mari, tandis que sa compagne confie que c’est plutôt calme pour 11 h du matin.

Une file de clients faisant la queue à l'extérieur du magasin.

Les clients du magasin respectent les mesures de distanciation malgré l'absence de marquage au sol à l'extérieur du commerce.

Photo : Radio-Canada / Fuat SEKER

Seulement quelques irréductibles ont bravé le froid, formant une file éparse de moins d’une dizaine de personnes devant le magasin de vélo Bow Cycle, à Calgary. Tous respectent les restrictions provinciales.

Je n'ai pas vu trop de nez sortis des masques, c'était globalement une bonne expérience, dit une cliente.

Le directeur du magasin, Bob Grunewald, prédit que les ventes en fin de journée seront meilleures que d’habitude, mais il ne s'attend pas à un gros chiffre d'affaires.

Bob Grunewald fait face à la caméra, dans le magasin de vélo.

Bob Grunewald limite la capacité d'accueil du magasin à 15 clients à la fois.

Photo : Radio-Canada / Fuat SEKER

Nous aurons un meilleur vendredi que la moyenne, mais rien de comparable aux Vendredis fous précédents, prédit-il

Acheter localement

Les campagnes acheter local aideront peut-être davantage les commerces comme Bow Cycle, selon lui.

Le but de ces campagnes à travers le pays est de rendre l'acte d'achat local, crucial.

Nous commençons à voir un changement. Beaucoup se tournent vers des achats plus locaux, et j'espère que la tendance va perdurer, confie-t-il.

Certains groupes d'entreprises de Calgary offrent des incitatifs créatifs pour pousser à acheter localement.

Whitney Titheridge en fait partie. Elle possède la société de vêtements Crabapple, un petit magasin local du quartier de Marda Loop. Selon elle, il est difficile de rivaliser avec les grosses enseignes.

Honnêtement, dès que nous sommes en solde, nous ne gagnons plus d'argent. Nous essayons juste de générer du trafic, et de fidéliser de nouvelles personnes, dit-elle.

Whitney Titheridge fait face à la caméra dans son magasin de vêtements.

Whitney Titheridge est propriétaire du magasin de vêtements Crabapple depuis 10 ans.

Photo : Radio-Canada

Natasha Qereshniku fait partie de l'équipe des affaires et de l'économie locale de la ville. Selon elle, la campagne acheter localement vise à sensibiliser davantage la clientèle à la façon de soutenir les petites entreprises.

Si vous achetez un produit ou un service, et s’il existe une option locale, alors, choisissez-là, conseille-t-elle.

Avec des informations de Terri Trembath

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