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Une école secondaire de Sherbrooke lutte contre le vapotage et le tabagisme

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Un adolescent expire une épaisse fumée provenant d'une cigarette électronique qu'il vient de respirer.

Un adolescent expire une épaisse fumée provenant d'une cigarette électronique qu'il vient de respirer.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Préoccupée par la popularité du vapotage et du tabac en son sein, l'école Mitchell-Montcalm de Sherbrooke s’est dotée d'une stratégie pour créer une première génération sans fumée.

Pour ce faire, l’établissement a décidé d'agir en se joignant au Plan d’action pour une génération sans fumée du Conseil québécois sur le tabac et la santé. Elle devient du même fait la première école en Estrie à implanter une telle stratégie.

La direction de Mitchell-Montcalm désire que ses deux pavillons deviennent des environnements sans fumée d'ici 2023.

Une génération sans fumée avec zéro fumeur, c'est sûr que c'est un projet qui est très ambitieux, je ne suis pas certaine qu'on l'atteindra à 100%. Mais si on peut diminuer, tendre vers les moyennes québécoises et ultimement être sous les moyennes québécoises, on serait vraiment extrêmement satisfaits, lance Élaine Quintal, directrice adjointe de l’établissement.

Selon le profil tabagique dressé pour chacun des pavillons, 24 % des élèves de l’école fument ou vapotent. Toutefois, parmi les fumeurs et vapoteurs de l’établissement, 27 % ont essayé d’arrêter de fumer, sans succès.

Comme l’explique Yannick Dallaire, technicien en éducation spécialisée, des mesures sont déjà en place pour aider les élèves à se défaire de leur dépendance. Il y a de l'accompagnement qui est mis en place avec les élèves un à un. Il y a des trucs qu'on leur donne, il y a du [jumelage] entre des élèves qui ont arrêté et d'autres qui veulent arrêter, fait-il savoir.

Toutefois, le plan de prévention de l’établissement vise à ce que les élèves ne commencent ni à vapoter, ni à fumer. D'ailleurs, certains élèves voient d'un bon œil cette initiative. C'est vraiment bien qu'ils se disent : on va essayer d'empêcher les gens de fumer le plus jeune possible, lance un élève rencontré aux abords de l’établissement.

Nombre d’entre ceux qui ne vapotent pas seraient d’ailleurs montrés du doigt et auraient de la difficulté à se faire des amis. C'est surtout pour combattre plus la tristesse, la solitude. [...] Vu qu'il y a une grande majorité du monde qu'on connaît qui vapote, tu ne te sens plus inclus, lance un jeune qui vapote depuis deux ans.

Du côté de la direction, on espère que d’autres établissements estriens emboîteront le pas. J’ai plein de collègues qui se penchent sur cette problématique, mais ils n’ont pas encore eu le temps d’aller de l’avant. [Mais je sais] qu’ils vont faire beaucoup de travail dans ce sens, croit Élaine Quintal.

Avec les informations de Pierrick Pichette

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