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Les agriculteurs de la région satisfaits de la Stratégie de croissance des serres

Jenny Ann Gagnon Beaumont qui montre un poivron.

Les Serres Belle du jour produisent des poivrons depuis peu.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, a annoncé vendredi matin la Stratégie de croissance des serres, qui vise à doubler le volume de culture en serre d'ici cinq ans. Cette mesure jouit d'un budget de 91 millions $. Les entreprises serricoles de fruits et de légumes de la région attendaient cette annonce depuis plusieurs semaines.

Un programme bonifié accordera notamment une aide financière qui pourra atteindre 40 % des investissements admissibles et sera octroyée par le biais d'un remboursement des factures mensuelles d'électricité. La bonification du programme permettra de faire passer le taux de remboursement de ces factures de 20 à 40 %. De plus, un nouveau programme de soutien au développement des entreprises serricoles est destiné à toutes les entreprises qui alimentent les marchés régionaux ou nationaux et qui désirent augmenter leurs volumes de production ou diversifier leur offre de produits. L'aide financière peut atteindre un maximum de 50 % des dépenses admissibles, jusqu'à concurrence de 600 000 $.

C’est une nouvelle des plus réjouissantes pour les agriculteurs du Lac-Saint-Jean. On en parlait tantôt, on est quasiment pour aller se refaire des hypothèques sur nos maisons, lance le président des Serres Arc-en-ciel, Alexandre Guay. On est décollés. Écoute, on repasse à la banque c'est presque sûr. C'est rare qu'ils payent jusqu'à 50 % de la facture.

Les nouveaux propriétaires des Serres Arc-en-ciel, à L'Ascension, souhaitent allonger leur période de production de laitues, de concombres et de tomates. Les dizaines de millions investis par Québec leur permettront d'améliorer les infrastructures et donc, leur efficacité énergétique.

Moins de coûts de chauffage

Ces investissements sont d'autant plus importants dans une région où la courte période estivale entraîne inévitablement des coûts de chauffage plus importants. Cela permettra aux Jeannois de faire meilleure concurrence avec les autres régions. C'est sûr que leurs coûts de production sont toujours plus bas en raison du chauffage, estime le chef de production des Serres Belle de jour à Saint-Nazaire, Mario Beaumont. Donc, c'est sûr qu'avec les tarifs, ils vont nous aider. Ça va nous permettre de compétitionner et encore bien plus. Puis, on va augmenter notre production.

Les Serres Belle de jour ont relevé un défi de taille avec leur première production de 11 000 kilos de poivrons. L'aide du gouvernement permettrait de doubler ce volume.

On devrait produire du concombre et des piments, du concombre à peu près huit mois et les piments aussi. [...] Ça prend des couvertures thermales, ça prend de l'éclairage artificiel, ça prend du CO2 et ça prend tout le système pour contrôler ce microclimat-là, parce que nous sommes quand même dans un secteur nordique, ajoute M. Beaumont. Si on se compare avec Montréal, on a quand même 10 degrés de différence. Ça parait l'hiver.

Gisane Savard et Mario Beaumont dans une serre.

La présidente et le chef de production des serres, Gisane Savard et Mario Beaumont.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Plus d'achats locaux

Le contexte de la pandémie a mené la population à prioriser les achats locaux. La vision du gouvernement de diriger le Québec vers une autonomie alimentaire est partagée plus que jamais, mais toujours pas suffisamment pour certains.

Nous autres, on a 60 serres, indique la présidente des Serres Belle de jour, Gisane Savard. Vous voulez qu'on vous en fasse des légumes et des fruits? Avec le programme qu'ils viennent de lancer, oui, on est intéressé. Oui, la relève est intéressée. Puis, ils bougent là-dedans, mais seulement, les gens, réveillez-vous un peu aussi. On a tout ce que l'on veut chez nous. Ça fait que l'économie alimentaire, nous sommes capables de la vivre à 100%.

Pour les agriculteurs, la prochaine étape serait que le gouvernement oblige les géants du marché alimentaire à acheter plus de produits québécois.

D'après le reportage de Laurie Gobeil

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