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Stationnements peu payants : manque à gagner de 55,4 M$ pour Toronto

Les revenus des stationnements encaissés par la Ville ont chuté de 93 % par rapport à l’an dernier

Des voitures garées dans un stationnement avec une borne pour les billets.

L'administration municipale du stationnement révèle un manque à gagner de 55,4 millions de dollars cette année. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Michael Wilson

La Ville de Toronto encaisse 55,4 millions de dollars de moins que prévu d’une de ses agences les plus rentables : la Toronto Parking Authority (TPA).

L’administration municipale du stationnement devait rapporter à la Ville près de 60 millions de dollars cette année, selon ses prévisions budgétaires. La TPA lui fournira que 4,1 millions finalement.

C’est une baisse vertigineuse, mais pas surprenante.

Brad Bradford, conseiller municipal de Toronto
Le conseiller municipal de Toronto, Brad Bradford.

Le conseiller municipal de Toronto, Brad Bradford, siège au conseil d'administration de l'agence responsable des stationnement de la Ville Reine.

Photo : Radio-Canada

Le conseiller, qui siège au conseil d’administration de la TPA, rappelle que les policiers ont cessé de donner des contraventions de stationnement au début de la pandémie. Résultat : bon nombre de Torontois ont cessé de payer leur stationnement.

Si les gens ne paient pas leur stationnement pendant plusieurs mois, ce n’est pas surprenant de voir une chute de revenus, affirme M. Bradford.

L'ajout de pistes cyclables et l'initiative CaféTO, qui permettait aux restaurants d'aménager des terrasses dans les rues, ont avalé plus de 800 places de stationnement payantes. L’agence estime avoir été privée de 2,5 millions de dollars.

Mais c’était absolument essentiel pour nous aider à traverser ces mois d’été en pleine pandémie, souligne M. Bradford.

La conseillère municipale Paula Fletcher et le maire John Tory trinquent lors de l'ouverture d'une terrasse, rue King, au début de juillet.

La conseillère municipale Paula Fletcher et le maire John Tory trinquent lors de l'ouverture d'une terrasse, rue King, au début de juillet.

Photo : CBC/Martin Trainor

Selon un rapport interne de l’agence, la TPA a perdu des millions de dollars par mois au début de la crise sanitaire, mais le nombre d’automobilistes qui se stationnaient au centre-ville a augmenté durant l’été, après le déconfinement.

Nous constatons maintenant une baisse des transactions et des revenus depuis l’émergence de la deuxième vague, conclut le rapport.

L’administration municipale du stationnement pourrait devoir mettre sur la glace l’expansion prévue du réseau de vélopartage, malgré l’achalandage historique constaté cette année.

Une station de location de vélos avec de nombreux emplacements libres.

L'expansion du réseau de Bike Share Toronto prévoit l'ajout de 160 nouvelles stations et de projets pilotes à North York et à Scarborough.

Photo : Radio-Canada / Pierre-Mathieu Tremblay

Le rapport propose aussi de convertir certaines places de stationnement d’une heure, présentement gratuites, en espaces de stationnement payants.

La TPA a identifié environ 1660 places de stationnement qui tombent dans cette catégorie, selon le document.

Discussion au menu à l’hôtel de ville

Le comité municipal des permis doit se pencher lundi sur la situation financière de la Toronto Parking Authority, qui propose de ne rien débourser à la Ville en 2021.

Selon une entente, la TPA est tenue de lui remettre au moins 85 % de son revenu net. Pour Toronto, il s’agit de la troisième plus grande source de revenu, après les impôts fonciers et les frais associés à la gestion des déchets et de l’eau.

Le maire de Toronto John Tory se disait très inquiet plus tôt ce mois-ci parce que la Ville est aux prises avec un déficit de 1,8 milliard de dollars. Or, la loi ontarienne oblige les municipalités à présenter un budget équilibré.

Il faut remplir ce gouffre, affirme le conseiller Bradford. Il faut réévaluer nos services. Il faut réfléchir à de nouveaux moyens de générer des recettes. Nous devons travailler avec la province et le gouvernement fédéral pour combler ce manque à gagner.

Ça va faire mal, dit-il.

Avec les informations de Michael Smee de CBC

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