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La Ville dévoile le design des stations du tramway

Deux abris vitré situé de part et d'autre des voies de tramway

La station du CHUL est l'une des seules qui incluent un abri complètement fermé

Photo : Ville de Québec

Érik Chouinard

Après avoir présenté la maquette des véhicules du tramway la semaine dernière, la Ville de Québec a dévoilé vendredi matin ses lignes directrices pour le design et la conception de toutes les infrastructures liées au projet.

Le design a une cohérence avec le matériel roulant moderne, mais il vient aussi bien s'intégrer dans la ville. On ne voulait pas quelque chose qui sort trop de l'ordinaire, qui a l’air beau la 1re année, mais qu'à la 3e ou 4e année on se tannerait, remarque le directeur du Bureau de projet du réseau structurant de transport en commun (RSTC), Daniel Genest.

C’est le consortium Tram-Innov qui regroupe les firmes de génie-conseil WSP, CIMA+, et Hatch ainsi que les bureaux d’architectes STGM architectes et Daoust Lestage Lizotte Stecker qui avait le mandat de développer cette vision.

Les infrastructures seront nombreuses tout le long des 22 km du tracé. Elles incluent les 25 stations de surface, 3 stations souterraines, 5 pôles d'échanges, 8 vélostations, 2 trémies, 5 ouvrages d'art et le centre d'entretien.

Un petit bâtiment vitré avec des vélos sur deux étages à l'intérieur.

La maquette d'une vélostation selon les lignes directrices de design du projet de réseau de transport structurant.

Photo : Ville de Québec

Chaque élément a été réfléchi, peu importe son échelle.Des composantes où sont identifiées des prescriptions précises, notamment au niveau des bancs, des paniers à rebut, des supports à vélo, des balustrades et des clôtures, ont été cataloguées, note l’architecte et associée principale chez Daoust Lestage Lizotte Stecker, Renée Daoust.

Dans son plan, le consortium dit avoir a dû respecter un équilibre entre les quatre principes qui guident la conception du RSTC, soit la sécurité, la qualité du service, l’intégration urbaine et le confort.

L'intérieur d'un bâtiment vitré avec une fresque sur l'un des murs et des escaliers pour descendre au quai du tramway.

L'intérieur de la station de tramway de l'avenue Cartier.

Photo : Ville de Québec

Les architectes se sont inspirés de ce qu’il se fait ailleurs et de divers éléments de la ville pour favoriser l’intégration au paysage urbain tout en ayant une signature iconographique forte.

Oui, il y a la qualité de l'architecture, mais l'idée c’est également d'être facilement identifiable pour reconnaître facilement une infrastructure qui est rattachée au tramway , soutient la conseillère municipale responsable de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, Marie-Josée Savard.

Abris fermés, semi-fermés et souterrains

Quatre différents types de stations parsèmeront le tracé du tramway.

Parmi les stations situées à la surface, le plan ne fait mention que de 3 abris fermés, 19 abris semi-fermés et 2 d'abris ouverts. Ils seront tous munis d’un système de chauffage quelconque et tous les quais seront aussi chauffants pour éviter d’avoir de l’accumulation de neige.

Vue d'extérieur de la station Cartier présentant un bâtiment vitré avec des élément de métal et de bois.

L'extérieur de la station souterraine de l'avenue Cartier.

Photo : Ville de Québec

Puisque les lignes directrices ont été élaborées à partir du plan qui fait intervenir le plus long tunnel, il y a aussi 3 stations souterraines; celle de la place D’Youville, celle de la Colline parlementaire et celle de l’avenue Cartier.

Les abris semi-fermés, plus nombreux sur le réseau, sont entourés de quatre parois de verres qui ne se referment toutefois pas de façon hermétique, donc avec certains espaces laissés libres pour pouvoir y entrer et sortir.

Un petite structure vitrée avec des éléments de métal et de bois.

L'abri semi-fermé de la station de tramway de la 47e rue.

Photo : Ville de Québec

Les abris semi-fermés intègrent des chauffages radiants à infrarouge. Et, on l’a vu dans plusieurs projets qu’on a travaillés, ce sont des chauffages très confortables et donc l’environnement sera confortable, on n’est pas inquiet , croit Renée Daoust.

L’architecture des différentes stations reprend les mêmes éléments signatures de la Ville de Québec désignés par le consortium.

À l'image de la Ville

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Le Château Frontenac avec sa toiture à baguette, un élément caractéristique des bâtiments du Vieux-Québec.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Parmi ces éléments, il y a les équerres simples et répétitives qui forment la structure des stations et qui supportent les toits de verre. Ces équerres sont inspirées des toitures du Vieux-Québec, notamment celle du Château Frontenac.

Ensuite, on a aussi intégré des éléments de bois pour assurer une forme de confort visuel pour les usagers. Et, enfin, on a introduit la notion de mur expression sur lequel on pourra venir exprimer la personnalité spécifique des quartiers qui sont traversés , poursuit Renée Daoust.

Vue aérienne du terminus.

Le design du terminus de Charlesbourg est inspiré par le découpage de lots en trait-carré.

Photo : Ville de Québec

On traverse essentiellement 14 quartiers iconographiques qui présentent chacun une personnalité spécifique, le projet doit donc s’inspirer de l’esprit du lieu et des spécificités de chacun , décrit l’architecte.

Ainsi, l’aménagement et le design ne sont pas tout-à-fait réfléchis de la même façon sur un tronçon du tracé à Limoilou ou à Cap-Rouge.

En ce sens, 19 façons de créer une signature paysagère spécifique ont été imaginées afin de donner des instructions suffisamment précises pour encadrer les interventions paysagères. Par exemple, quand on traverse le quartier Cap-Rouge, on y retrouve donc une série de plantations, un traitement très distinctif comparativement à l’entrée de ville du boulevard Laurier, où évidemment on s’inscrit en milieu urbain , illustre Renée Daoust.

Vue d'ensemble du pôle avec des tramway qui circulent et un autobus qui récupère des passagers.

Le pôle d'échange de Sainte-Foy.

Photo : Ville de Québec

Un pas de plus pour la Ville

La conseillère municipale Marie-Josée Savard croit que le projet tel que présenté permettra à la ville de Québec de se doter d’un tramway à la hauteur de la beauté de Québec . Elle y voit un legs pour les générations futures dont elles pourront être fières.

Dans les prochaines étapes du projet, il y aura l’appel de proposition que la Ville souhaite lancer au début de 2021. Cet appel de proposition viendra définir des exigences fonctionnelles et techniques. Et, les lignes directrices de design seront un élément-clé de ces exigences, précise le directeur du Bureau de projet du RSTC, Daniel Genest.

Même si l'administration municipale est prête à aller de l'avant avec le projet, l'appui du gouvernement du Québec n'est pas gagné. Récemment, le ministre des Transports François Bonnardel a exprimé son désir que le tracé soit revu.

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