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Élizabeth Giguère impatiente de disputer une première rencontre cette saison

Élizabeth Giguère (no 7)

Élizabeth Giguère (no 7)

Photo : Université Clarkson

Pendant quatre mois, Élizabeth Giguère et ses coéquipières des Golden Knights de l’Université Clarkson se sont entraînées presque chaque jour sans trop savoir si elles joueraient un match cette saison. Il y a quelques jours, elles ont reçu la nouvelle qu’elles attendaient.

La hockeyeuse de Québec ne tient plus en place depuis quelques jours. Samedi, son équipe entreprend une série de quatre rencontres face aux représentantes de l’Université Colgate.

Quatre matchs, comme une bouffée d’air frais.

J’ai vraiment hâte de commencer, lance-t-elle avec le grand sourire. Ça fait neuf mois qu’on n’a pas joué de match. Ça va être le fun de commencer. Tu voyais à l’entraînement que les filles sont contentes de savoir qu’on va jouer une vraie game.

Ce début de saison, en plus d’être tardif, s'amorce en l’absence de plusieurs équipes de sa conférence. Seulement quatre universités sur les douze qui forment l’Eastern College Athletic Conference (ECAC) ont décidé de poursuivre leurs activités sportives, cet hiver.

Élizabeth Giguère, joueuse par excellence de la NCAA l’an dernier, avoue être déçue que des équipes aient choisi de se retirer. Dans le contexte, elle se dit tout simplement chanceuse de jouer des rencontres.

C’est sûr que c’est plate, commente Giguère. On s’en doutait que des équipes n’allaient pas jouer. On est quand même encore quatre équipes dans la saison. Et les autres ligues jouent aussi, ajoute-t-elle, optimiste.

Pour l’instant, pouvoir jouer des games avec ce qui se passe dans le monde, c’est un privilège. Oui, j’aimerais qu’il y ait un championnat de fin de saison, mais sinon, je vais juste m’amuser et bien jouer les matchs qu’on pourra disputer.

Élizabeth Giguère, attaquante, Golden Knights de l'Université Clarkson

En attendant l'appel de Hockey Canada

En principe, cette quatrième saison de Giguère dans la NCAA serait sa dernière au hockey universitaire américain.

La NCAA a déjà annoncé que tous les étudiants-athlètes bénéficieront d’une année d’éligibilité supplémentaire. La Québécoise se dit fort intéressée par cette offre, mais n’a pas encore statué sur son avenir à court terme.

Je ne sais pas encore si je vais prendre cette saison supplémentaire, dit-elle Je reçois mon diplôme cette année, mais le programme MBA de mon école me permettrait de revenir si c’est ce que je décide.

Et puis, même si l’équipe nationale boude ses services depuis quelques années, Élizabeth Giguère a toujours le désir de porter le chandail du Canada.

La saison 2021-2022 culminera avec les Jeux olympiques d’hiver de Pékin. Si les dirigeantes de l’équipe canadienne décident de lui faire une place dans l’alignement, une cinquième saison dans la NCAA serait sans doute reléguée aux oubliettes.

Je devrais avoir des nouvelles de Hockey Canada en mars ou avril. En ce moment, on ne sait pas grand-chose, il n’y a pas encore eu de camp [de sélection]. J’ai hâte de savoir où je me situe dans l’équipe [nationale].

Élizabeth Giguère, attaquante, Golden Knights de l'Université Clarkson

D’ici là, Élizabeth Giguère se tourne vers les quatre rencontres face à l'Université Colgate, durant lesquelles elle deviendra, à moins d’une surprise, la meilleure marqueuse de l’histoire des Golden Knights de l’Université Clarkson.

L’ancienne joueuse des Titans du Cégep Limoilou compte 210 points en 118 rencontres. Il ne lui en manque que quatre pour devancer la Canadienne Loren Gabel qui a pourtant disputé 42 parties de plus avec les Knights!

Une chasse au record qui n’effleure même pas les pensées de la patineuse de 23 ans.

Pour ça, il faudrait que tu demandes à mes parents et mes frères, moi je ne suis pas cela du tout, lance-t-elle en riant.

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